vendredi 7 septembre 2007

Où il est question d'un premier resto et d'une paire de lunettes noires

Mercredi 29 août :
Réveil de bonne heure, à 07h00 (bon d’accord c’est pas tôt, mais en vacances on a pas l’habitude), à l’initiative de Roch. Greg se précipite pour lui préparer son bib, et tente (en vain) de mettre le moins de poudre sur le plan de travail ; les cuillères sont véritablement beaucoup trop larges par rapport au col des biberons. Roch manifeste bruyamment son désir de manger vite. Ca y est, bib rempli, secoué, micro-ondé (pas trop chaud), mais les délais ont été beaucoup trop long, le petit déj’ ne peut attendre ; Roch, à peine en possession de son repas, entreprend de dévisser la tétine, et contre toute attente (crainte), réussit, et boit son petit déjeuner au goulot, ça va nettement plus vite.
Parce qu’ils sont (essayent d’être) de bons parents, Pasc et Greg décident d’emmener leurs bout d’choux au parc, mais préfèrent éviter leur mésaventure de la veille, et optent pour une sortie matinale. Poussant poussette (que les Colombiens appellent « Coche » - prononcer « cotché » - alors que ce terme désigne en Espagne une voiture, connue ici sous le nom de « Caro » et qsui se prononce comme ça s’écrit, en oubliant pas de rouler le « r ») et portant petit schtroumf (ils ont eu le nez creux, Bertille est effectivement fana pour se faire trimbaler), ils arrivent au parc et s’apprêtent à laisser les enfants se défouler, sons quelques gouttelettes de pluie qui se transforment rapidement en un véritable déluge. En un tour de main, Bertille se trouve protégée sous la capote et sous le film plastique ad hoc tandis que Greg, Pasc et Roch s’abritent sous un grand parapluie et tout ce petit monde part en quête d’un refuge qu’ils trouve dans un restaurant proche (Yanouba, à l’angle de la calle 122 et de la carrera 18, super accueil, chaise haute, coloriage et crayons pour faire patienter les enfants, menu kids…). Bertille adore, Roch aussi, au début…S’il ne maîtrise ni la langue de Voltaire ni celle de Cervantes, il se fait rapidement comprendre.
Après le déjeuner, la pluie a cessé, mais les agrées du parc sont trempées ; balade et lèche vitrine, jusqu’à tomber sur un opticien spécialisé dans les montures pour enfants.
FLASH BACK : mardi, en fin de matinée, rentrant de course, nous arborons tous les 4 une paire de lunettes noires, ce qui vaut à Roch de recueillir de grands sourires de chaque passant croisé ; c’est vrai qu’il est vraiment craquant avec ses lunettes rouges toutes rondes sur sa petite gueule d’amour (on peut l’écrire, il le sait et en abuse). Mais 50m avant d’arriver à l’hôtel, beaucoup moins de sourires ; et constatation en passant devant la réception : plus de lunettes sur le petit nez. Les recherches lancées sur le champ demeurent vaines en dépit des moyens déployés et sont arrêtées avant la nuit.
Une halte s’impose donc chez l’opticien sus évoqué, le soleil de Bogota, lorsqu’il est là, étant assez performant (peut-être du fait de l’altitude, nous sommes à 2600m d’altitude ainsi qu’il a été écrit précédemment, ou de la proximité de l’équateur). L’opticienne, en l’occurrence, nous apprend que seuls les étrangers, dont nous sommes, protègent les yeux de leurs enfants des rayons ardents, et émet l’hypothèse que les Colombiens sont peut-être arrêtés par les prix (de 40 à 60€). Afin d’éviter une nouvelle perte, un cordon élastique est acquis pour les nouvelles lunettes).
Retour hôtel, bain, dîner, dents, prières, dodo. Sauf que Roch a décidé qu’il n’irait pas au lit et braille à gorge déployée. Il s’endort finalement au bout d’une heure, à plat ventre sur le torse de son père allongé (qui recommande d’essayer, il y a peu de chose plus agréables que de sentir son bébé s’endormir sur soi).

1 commentaire:

Amatxi a dit…

Grégoire, aurais-tu de vieux souvenirs? C'est si bon de vivre votre vie quotidienne ...
Amatxi