Samedi 8 Septembre :
On se réveille tard (à 08h00) et Bertille commence à appeler son frère Roch et à lui dire quelques mots en français.
Pascale lui donne son bib’ du matin, elle dit « merci ». Puis elle va voir son père et lui dit merci à lui aussi. Il lui répond « mais pourquoi me dis-tu merci, je ne t’ai rien donné, moi ! » ; réponse inouïe de sa fille « Si, ma maman ! ».
Cette journée commençait sous de très bons hospices.
Durant la matinée nous larvons un peu à l’appart, Pascale et Bertille passent récupérer du linge au pressing, et remontent chez nous à pattes.
Aujourd’hui, c’est l’été (Annette nous a même dit que selon elle, il y a trois saisons en une journée à Bogota ; seul
l’hiver est absent, faute de neige, et c’est vrai, nous l’avons constaté, c’est la quadrature du cercle tous les jours pour savoir comment habiller les enfants). En tout cas, aujourd’hui, c’est l’été, on en profite pour ranger
les culottes de velours pour porter des vêtements plus légers.
Nous rejoignons les Holstein au Refugio et nous partons tous les 7 (Sarah est gardée par l’une des dames du Refugio) dans une pizzeria où les enfants sont un peu les rois (dans de très nombreux resto ici il y a
des jeux pour enfants comme dans certains Mac Do en France, mais beaucoup plus développés, ainsi que des salons dans lesquels sont organisés des déjeuners, goûters ou dîners d’anniversaire.
Les enfants s’éclatent pendant que les parents soufflent un peu (façon de
parler, on est en
permanence en train de se demander où est passé untel ou untel, de prendre des photos ou de faire une vidéo). Greg et Eric trouvent toutefois le temps de boire 2 bières chacun. Et les pizzas étaient succulentes,
ce qui ne gâche rien.
Après le resto, les Holstein rentrent au Refugio ; Sarah manque à Florence. Pour notre part, et comme c’est l’été, nous décidons de monter au Cerro de Monserrat, un monastère situé sur les hauteurs de la ville, lieu de visites et de pèlerinage.
Un taxi qui file plus vite que l’éclair nous mène en direction de la gare du téléphérique. Nous nous demandons sur le trajet s’il existe un code de la route en Colombie, et si oui, nous serions curieux d’en découvrir les bizarreries : d’après ce que nous comprenons, un feu rouge peut être franchi, dès lors qu’en fonçant à 70km/h en ville on prend le temps de lancer un bref et quasi imperceptible coup de klaxon, histoire de reprendre la priorité à ceux qui ont le feu au vert, une ligne continue est infranchissable, sauf si on estime avoir besoin de la franchir - dans ce cas là, il faut la franchir au moins 5 fois en 1mn- et nous apprendrons plus tard qu’un sens interdit ne l’est peut-être pas autant que ça. Si en plus on doit jouer avec les règles du « Pico y placa » et savoir que certaines artères changent parfois de sens durant un créneau horaire prédéfini, on comprend qu’il n’est pas évident de conduire ici.
Contre toute attente, nous arrivons une fois de plus à destination sains et
saufs. 3 tickets et nous voilà dans la cabine qui s’élève très rapidement et très verticalement, découvrant presque aussitôt une superbe vue sur la ville. Bogota compte 9 millions d’habitants, et la majeure partie de l’habitat est constituée par des immeubles de faible hauteur ; l’agglomération est par conséquent très étendue. 
Le panorama offert par le site est très impressionnant : la ville s’étend démesurément à nos pieds, l’immense statue de la Vierge de Guadalupe est devant nous sur un autre pic, et si nous nous tournons vers l’est, nous voyons que nous sommes dans les Andes, et presque dans une forêt vierge aux arbres majestueux.
Quelques photos et quelques prières plus tard, il nous faut nous rendre à l’évidence ; si ce n’est pas l’hiver, ça y ressemble, un vent violent se lève, glacial, poussant vers nous des nuages qui déjà engloutissent les sommets environnants. La descente vers la ville illuminée pour la nuit nous révèle encore mieux les larges avenues et l’organisation moderne de la ville, l’immeuble Colpatria dont l’éclairage varie, le faisant passer par l’ensemble des couleurs (visibles) de l’arc en ciel.
Notre taxi de l’aller nous ramène à bon port, et
nous nous apprêtons à passer une
soirée calme. Bertille joue avec le ballon qu’elle a rapporté de
la fête de fANA, tandis que Pascale tente de faire entendre raison à Roch quand à la nécessité de s’habiller. Lequel Roch trouve «le mot de la faim».
La journée se termine bien entendu par une prière en famille dans laquelle le français est désormais prédominant (ouf ! les parents soufflent) et à l’issue de laquelle Roch nous montre comment il sait désormais éteindre une bougie (il fait comme les parents, lui aussi, il souffle).
On se réveille tard (à 08h00) et Bertille commence à appeler son frère Roch et à lui dire quelques mots en français.
Pascale lui donne son bib’ du matin, elle dit « merci ». Puis elle va voir son père et lui dit merci à lui aussi. Il lui répond « mais pourquoi me dis-tu merci, je ne t’ai rien donné, moi ! » ; réponse inouïe de sa fille « Si, ma maman ! ».
Cette journée commençait sous de très bons hospices.
Durant la matinée nous larvons un peu à l’appart, Pascale et Bertille passent récupérer du linge au pressing, et remontent chez nous à pattes.
Aujourd’hui, c’est l’été (Annette nous a même dit que selon elle, il y a trois saisons en une journée à Bogota ; seul
Nous rejoignons les Holstein au Refugio et nous partons tous les 7 (Sarah est gardée par l’une des dames du Refugio) dans une pizzeria où les enfants sont un peu les rois (dans de très nombreux resto ici il y a
Les enfants s’éclatent pendant que les parents soufflent un peu (façon de
Après le resto, les Holstein rentrent au Refugio ; Sarah manque à Florence. Pour notre part, et comme c’est l’été, nous décidons de monter au Cerro de Monserrat, un monastère situé sur les hauteurs de la ville, lieu de visites et de pèlerinage.
Un taxi qui file plus vite que l’éclair nous mène en direction de la gare du téléphérique. Nous nous demandons sur le trajet s’il existe un code de la route en Colombie, et si oui, nous serions curieux d’en découvrir les bizarreries : d’après ce que nous comprenons, un feu rouge peut être franchi, dès lors qu’en fonçant à 70km/h en ville on prend le temps de lancer un bref et quasi imperceptible coup de klaxon, histoire de reprendre la priorité à ceux qui ont le feu au vert, une ligne continue est infranchissable, sauf si on estime avoir besoin de la franchir - dans ce cas là, il faut la franchir au moins 5 fois en 1mn- et nous apprendrons plus tard qu’un sens interdit ne l’est peut-être pas autant que ça. Si en plus on doit jouer avec les règles du « Pico y placa » et savoir que certaines artères changent parfois de sens durant un créneau horaire prédéfini, on comprend qu’il n’est pas évident de conduire ici.
Contre toute attente, nous arrivons une fois de plus à destination sains et
Le panorama offert par le site est très impressionnant : la ville s’étend démesurément à nos pieds, l’immense statue de la Vierge de Guadalupe est devant nous sur un autre pic, et si nous nous tournons vers l’est, nous voyons que nous sommes dans les Andes, et presque dans une forêt vierge aux arbres majestueux.
Quelques photos et quelques prières plus tard, il nous faut nous rendre à l’évidence ; si ce n’est pas l’hiver, ça y ressemble, un vent violent se lève, glacial, poussant vers nous des nuages qui déjà engloutissent les sommets environnants. La descente vers la ville illuminée pour la nuit nous révèle encore mieux les larges avenues et l’organisation moderne de la ville, l’immeuble Colpatria dont l’éclairage varie, le faisant passer par l’ensemble des couleurs (visibles) de l’arc en ciel.
Notre taxi de l’aller nous ramène à bon port, et
nous nous apprêtons à passer une
la fête de fANA, tandis que Pascale tente de faire entendre raison à Roch quand à la nécessité de s’habiller. Lequel Roch trouve «le mot de la faim».
4 commentaires:
Magnifique: est-ce que les enfants connaissaient déjà toutes ces étoiles à terre? Le spectacle est grandiose.
Cela doit être impressionnant!!
Mille baisers à tous les quatre
Amatxi
Chouette de vous lire à nouveau...
Magnifique Bertille qui vous a fait un très beau cadeau...
Gros baisers à tous les quatre
J'avais hâte aussi de lire "votre" vie. Et si j'avais bien compris que tout allait bien, très, très très bien, c'est encore mieux en le lisant et ...en le voyant! Quel bonheur de vous voir si heureux en famille!!!! Est-ce que vous pourrez nous mettre un peu plus de photos de Roch? Mille mille baisers à tous les quatre que Grégoire donnera peut-être de ma part par le son (je l'ai eu hier après-midi alors qu'il é
était rentré en France
P.S. je n'avais pas réalisé que le commentaire ne pouvait prendre que la taille du cadre, voilà pourquoi la fin se trouve ici maintenant
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