Vendredi 24 août soir : nous jouons à Tetris, niveau international ; il s’agit de faire rentrer les 84kg autorisés dans une valise grand format (tous les vêtements prévus pour les enfants), deux valises de format moyen (les vêtements de Pascale et des jeux pour les enfants plus appareil photo, caméscope et lecteur DVD de voiture), un vanity-case contenant un peu de superflu mais surtout l’essentiel (y compris un hôpital de campagne), un sac type TAP, une sacoche ordinateur, un porte vêtements pour tout ce qui ne peut arriver froissé, et le sac à main de Pascale. Le tout sachant :
1/ que nous avons droit:
- à un ou deux bagages en soute chacun, pour un poids maximum de 30 kg, la somme des dimensions des bagages d’une personne ne pouvant excéder 158 cm (normes IATA).
- à un bagage à main en cabine dont la somme des dimensions doit être de 115 cm.
- à un accessoire (sac à main, ou sacoche ordinateur, ou sacoche appareil photo).
2/ que le poids du bagage à main additionné à celui de l’accessoire ne doit pas excéder 12kg.
Les premières tentatives révèlent que :
1/ la valise des enfants, tellement chargée que nous n’arrivons pas à la fermer, pèse 35kg (super !).
2/ le sac TAP et l’une des valises de taille moyenne pèsent à eux deux 30kg pile poil.
3/ nous avons un bagage en trop (en recomptant tout, vous pouvez vous aussi arriver à cette conclusion).
4/ contrairement à toute attente, le sac à main de Pascale pèse moins lourd que la valise des enfants.
5/ Il n’est pas possible de supprimer quoi que ce soit pour gagner en volume et en poids.
Finalement nous reprenons tout à zéro, et nous élaguons, en pesant (si, c’est vrai, je le jure) chaque vêtement sur la balance de cuisine pour constater le poids gagné (ou perdu, selon que l’on se place du point de vue d’Air France ou du notre).
Le porte vêtement est finalement sacrifié (tant pis, on fera du repassage), et les grammes s’ajoutant aux centimètres cubes, nous terminons le jeu, épuisés mais vainqueurs à 4 heures du matin (on est déjà samedi ??!).
Samedi 25 août : Départ 04h20, pour enregistrer nos bagages à partir de 08h20 à Roissy après avoir déposé les clés de la voiture à Louveciennes chez les parents de Bénédicte (merci les Herveau).
Le voyage est rythmé par les haltes à chaque station service pour changer le conducteur épuisé et faire le plein de caféine. Petit exercice de calcul avant la rentrée : il y a 225 km entre Joué-les-Tours et Paris, il y a une station service tous les 45km en moyenne. Première question : combien de haltes avons-nous fait ? Deuxième question : pourquoi ces crétins de Cofiroute n’ont-ils pas mis une station tous les 10 km ? (point de vue du conducteur). Troisième question : pour ces imbéciles de chez Cofiroute ont-ils senti le besoin de nous cloquer une station toutes les 40 bornes (point de vue de celui qui tente désespérément de roupiller à côté du conducteur) ? Question subsidiaire : quel est l’âge du capitaine ? (elle est facile).
08h20 : clés déposées, terminal 2 trouvé, deux tours plus tard parking du Terminal 2 trouvé, voiture garée et vidée, ticket de parking dans le… mais tu l’as foutu où le ticket de parking ?
08h25 : bagages enregistrées (le pèse personne ne nous a pas menti, la grosse valise ne faisait pas plus de 30kg –mais pas moins non plus).
10h25 : normalement, on devrait décoller. L’avion roule sur le taxiway, tourne à droite, puis à gauche, puis encore à droite, puis s’arrête, repart, s’arrête à nouveau. C’est sûr, le pilote est perdu, c’est un nouveau, il connaît pas ; mais bon, c’est qu’on a des enfants qui nous attendent.
10h45 : le pilote a finalement demandé son chemin et il a trouvé la piste (5km de long, 300m de large, le tout dans une zone plate comme ma main, c’est sûr, c’est difficile). Le pauvret tente désespérément de mettre ça sur le compte du brouillard (tout ça pour pas dire qu’il a pas de GPS).
10h46 : ça y est, on décolle, pas stressés pour deux sous, notre vie ne va pas du tout changer…
14h20 (oui mais heure locale, c'est-à-dire 11 heures plus tard) : il était temps qu’on arrive, que des navets à la télé (Shrek 3, Spiderman 3, les rois du patin…).
14h40 : passage de la douane réussi (en même temps, c’est surtout dans l’autre sens que ça peut poser problème), euros changés en pesos colombiens, au taux du dollar (et oui, l’€ a beaucoup perdu ces temps-ci), chauffeur enfin trouvé. Nicolas n’est pas taxi, il est tour-opérateur, et il peut nous organiser des excursions, que ce soit avec son frère, son fils, son cousin… Pascale malade, chouette !!! et rien n’est prévu contre ça dans l’hôpital de campagne. Les Colombiens conduisent avec beaucoup de chance et de réflexes ; nous aurions du mourir 20 fois, mais le Sacré Cœur et la Vierge posés sur le tableau de bord ont veillé sur nous.
17h05 : Super bonne nouvelle en arrivant à l’hôtel : tous les chiens explo sont des labradors, et il y a même une chienne sable de 2 ans; Bertille va pouvoir se faire à sa chienne Tétia (qu’elle attend avec impatience) avant d’arriver en France.
17h10 : à la réception de l’hôtel : « Nous avons bien reçu votre réservation, nous attendions, mais vous n’aurez pas votre appartement tout de suite, nous allons vous installer provisoirement dans un autre et vous déménagerez mardi matin ». Super, les enfants seront avec nous lundi soir, ils auront à peine quitté FANA qu’on va les blagbouler encore.
Appartement sale, fenêtre qui ne ferme pas, mais spacieux, avec de grandes capacités de rangement. Douche chaude, courses de premières nécessités à l’UNICENTRO (le plus gros centre commercial de Bogota, qui a eu la judicieuse idée de s’implanter à 300m de l’hôtel.
18h30 : on croit qu’on a tout, mais à l’utilisation, il manque plein de chose. Dîner, dodo (il est tout de même 4 heures du mat’ en France quand on se couche.
Dimanche 26 août : réveil 07h00 (oui, mais en heure Française ; en Colombie, il n’est que 00h00. Ca doit vouloir dire qu’en fait on n’était pas fatigués). Finalement si, on se rendort facilement.
Réveil à une heure plus décente localement parlant, petit dej’, passage à la réception pour négocier un déménagement anticipé ; "oui, mais non, en fait il faut que j’appelle ma collègue, j’ voudrai bien, mais j’peux point…" Visite de la petite kermesse organisée dans le patio. Nous effectuons notre premier achat colombien « important » : un pack de 2 CD de petites chansons destinées aux enfants pour leur permettre d’appréhender la vie, afin que nous puissions aider Bertille si le besoin s’en fait sentir. 11h00, messe dans la chapelle située dans le patio de l’hôtel. En fait, pas de messe pour nous : la chapelle étant trop petite pour accueillir tous les fidèles, de nombreux sièges sont habituellement installés à l’extérieur. Oui, mais aujourd’hui, il pleut, et la messe est célébrée dans les salons de réception. Pas de place pour s’asseoir, Pascale toujours malade remonte se coucher, je file à l’Unicentro pour faire un complément de courses.
12h00 : errant dans la galerie marchande à la recherche (vaine) d’un adaptateur pour prises électriques, je tombe sur une messe célébrée dans la galerie commerciale, pour les clients (comme quoi on peut concilier ouverture dominicale et respect du jour du Seigneur).
12h30 : de retour à l’hôtel, je fais un compte-rendu à Pascale de ce que je viens de voir. A la télé, pas moins de 4 messes sont retransmises, dont une qui est célébrée dans une paroisse du Pays Basque, sur Vasco Channel. Déjeuner.
Après-midi : ballade à l’Unicentro. Re-passage à la réception, non, je n’ai pas réussi à joindre ma collègue…
Messe à 19h00, à Santa Beatriz, à 15 mn à pied de l’hôtel ; comme pour toutes les messes que nous avons vues aujourd’hui, l’église est bondée.
Diner, dodo, il s’agit d’être en forme demain matin.
lundi 3 septembre 2007
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