Vendredi 7 Septembre :
Réveil des parents à 05h30 ; il faut que nous soyons tous les 4 devant l’hôtel à 06h45 pour notre rendez-vous à l’ICBF.
Douche des parents, habillage et préparation du petit dej’ et des vêtements pour les enfants. Nous pensons un temps les mettre en haillons, genre Cosette, histoire de faire pleurer la nana de l’ICBF sur la mort du petit cheval (que les plus jeunes se rassurent, c’est une image, aucun cheval n’a souffert durant la rédaction de ce blog), mais nous optons finalement pour le style « parents responsables, dynamiques et à l’aise dans leurs baskets » (là encore, c’est une image, en regardant les photos vous pouvez voir qu’on y est pas allés en chaussures de sport), enfants soignés (non, ils ne sont pas malades, c’est encore une image).
Réveil des enfants à 06h20, Bertille a décidé d’être un peu … (les mots me manquent, aidez moi à trouver un synonyme à « chianchiante », mais qui soit moins vulgaire) ; le stress ou la fatigue, quoi qu’il en soit elle n’y met pas du sien.
Petit dej’ vite avalé, fringues enfilées, nous sommes à l’heure quand nous quittons l’hôtel. Nous retrouvons Annette qui nous conduit dans sa propre voiture jusque dans le quartier où se trouve l’ICBF ; signe qu’elle est vraiment pas dans son état normal, Bertille, qui d’habitude s’endort dès que la portière du véhicule claque, reste réveillée pendant tout le trajet.
Vite arrivés sur place (les embouteillages naîtront un peu plus tard), nous patientons dans le hall d’entrée, nous rassurons Bertille qui retrouve un peu le sourire, nous patientons, nous montons patienter au deuxième… Il est 07h35 quand passe devant nous cette dame qui inquiète tant notre fille, et qui est à cheval sur les horaires (Ah, vous voyez, il est pas mort le petit cheval).
Un petit temps à patienter plus tard, et nous sommes dans le bureau, quelque peu fébriles. Bertille est la première à passer sur le grill (là encore c’est une façon de parler, la dame n’était pas aussi méchante que ça), et qui répond aux questions. Rapidement elle décide de conserver un mutisme quasi absolu (« C’est la cata pensons nous, elle a l’air malheureuse, ils vont nous les retirer… » ).
Après Bertille, c’est à notre tour de nous retrouver sur la sellette, avec Annette comme traductrice lorsqu’un mot, ou une expression, nous échappe ou nous manque. Nous nous en sortons apparemment bien puisqu’au bout du compte, nous obtenons tous les 4 un avis favorable ; Roch nous a, en fait, tous beaucoup aidé, en lançant quelque œillades accompagnées d’un sourire charmeur qu’il expérimente régulièrement sur les individus du sexe faible.
Nous remontons dans la voiture d’Annette, et Bertille, rassurée par la victoire, s’endort aussitôt. Sur le chemin du retour, nous croisons les files immobiles des banlieusards venant travailler.
Un tantinet fatigués, Greg et Pasc pensent que tout le monde va se remettre au lit, histoire de terminer sa nuit. Roch est d’accord, et se recouche avec bonheur, mais Bertille ne l’entend pas de cette oreille, elle qui a dormi dans la voiture. Les parents survivent jusqu’à l’heure du déjeuner.
Pascale se lance avec Bertille dans la confection d’un calendrier retraçant l’ensemble des moments marquants de notre séjour colombien, depuis notre arrivée à Bogota le 25 août jusqu’à la date du départ, pour le moment fixée au 07 octobre, en passant par le jour où nous avons été réunis et par celui à venir du départ de Greg. Bertille a alors un gros chagrin, pleure avec des hoquets… Elle arrive enfin à dire à sa maman qu’elle ne veut pas que son papa s’en aille, parce qu’on ne le reverra jamais – la veille déjà, elle avait déclaré à Pascale qu’il fallait dire à sa grand-mère de ne pas venir, pour que son papa puisse rester. Badou, (la maman de Pascale), doit effectivement venir à Bogota à la fin de la semaine suivante pour rencontrer ses nouveaux petits-enfants et donner un coup de main à sa fille.
Nous expliquons à Bertille que le départ de Greg n’est qu’un aléa de son métier, que bien sûr on se retrouvera tous, que Tetia et son papa seront là pour l’attendre à la descente de l’avion… elle finit par se calmer, comprend que la venue de sa grand-mère permettra de faire en sorte que maman ne se retrouvera pas toute seule avec les deux enfants jusqu’à la fin du séjour, convient finalement qu’il vaut mieux qu’elle vienne, puisque le départ de papa n’est pas négociable.
Dans l’après-midi, fête à FANA. Il est prévu que nous prenions un taxi pour aller jusque chez le pâtissier, que de là nous rejoignions les Holstein et les Heurtault au Refugio, et qu'enfin nous fassions la route ensemble dans deux taxis.
La réception nous appelle une voiture, que nous ne trouvons pas en sortant de l’hôtel. Nous attendons, un peu, beaucoup, passionnément… nous avons déjà donné le matin à l’ICBF, nous sommes rodés. Arrive enfin l’heure à laquelle nous aurions du être au Refugio, avec le gâteau. Or nous sommes toujours devant l’hôtel. Coup de fil à Florence pour dire de partir sans nous attendre, et nous décidons de poser un « conejo » (lapin espagnol) à notre taxi qui n’est toujours pas là.
Nous hélons la première voiture jaune venue, le garde note plaque d’immatriculation, numéro professionnel, tout ce qu’il peut trouver, afin que nous partions en sécurité, nous fonçons littéralement vers la patisserie (« tu crois qu’il a le droit de tourner là ? » « non, il faut qu’il fasse le tour…ah, ben si, il doit avoir le droit…».
Gâteau récupéré, direction FANA où nous arrivons, juste derrière nos amis, pourtant partis avec 20mn d’avance. A 4 adultes, un enfant et deux bébés dans leur mini-taxi, ils sont heureux de pouvoir enfin se déplier après près d’une heure de trajet.
Installation des décos et des tables pour la fête, les enfants sont là avant que nous ayons pu accrocher les piñatas dans le jardin. Tout le petit monde s’assied et mange gâteau, bonbons et autres friandises, puis s’en va dans le jardin afin d’ouvrir les piñatas finalement suspendues. Au nombre de deux, elles représentent pour la première la tête de Winnie l’Ourson, figure très aimée des enfants en Colombie, pour la seconde un Shreck en pieds. Winnie est ouvert selon les règles, et une pluie de babioles s’abat sur les plus jeunes. Shreck n’est pas décidé à jouer le jeu,
et la ficelle qui le maintient en hauteur cède avant que dispositif d’ouverture normal ne fasse son office. Au sol, il est instantanément recouvert d’une horde d’enfants qui l’éventrent et libèrent les trésors qu’il dissimulait.
Après la fête, deux taxis sont appelés. Il est décidé que les Holstein partiront les premiers car Sarah a un petit rhume, et ils commencent à monter dans le premier taxi, l’un des plus petits modèles qui puissent exister à Bogota, avec un gabarit qui laisse penser à une voiture sans permis. Les Heurtault sont déjà recroquevillés à l’intérieur lorsque arrive le second taxi, d’un grand modèle celui-ci. Nous embarquons à bord, accompagnés de Florence et Sarah. Et nous repartons en direction du Refugio.
Une petite pause au Refugio, durant laquelle Florence fait un magnifique cadeau à Bertille : elle l’autorise à donner son bain à Sarah. Notre petite mère n’était pas peu fière, intéressée et pleine de délicatesse.
Nous rentrons chez nous à pied, et reprenons le cours normal de notre vie : bain, dîner, dents, prières et dodo, mais avec en plus le sentiment d’avoir franchi une étape.
Réveil des parents à 05h30 ; il faut que nous soyons tous les 4 devant l’hôtel à 06h45 pour notre rendez-vous à l’ICBF.
Douche des parents, habillage et préparation du petit dej’ et des vêtements pour les enfants. Nous pensons un temps les mettre en haillons, genre Cosette, histoire de faire pleurer la nana de l’ICBF sur la mort du petit cheval (que les plus jeunes se rassurent, c’est une image, aucun cheval n’a souffert durant la rédaction de ce blog), mais nous optons finalement pour le style « parents responsables, dynamiques et à l’aise dans leurs baskets » (là encore, c’est une image, en regardant les photos vous pouvez voir qu’on y est pas allés en chaussures de sport), enfants soignés (non, ils ne sont pas malades, c’est encore une image).
Réveil des enfants à 06h20, Bertille a décidé d’être un peu … (les mots me manquent, aidez moi à trouver un synonyme à « chianchiante », mais qui soit moins vulgaire) ; le stress ou la fatigue, quoi qu’il en soit elle n’y met pas du sien.
Petit dej’ vite avalé, fringues enfilées, nous sommes à l’heure quand nous quittons l’hôtel. Nous retrouvons Annette qui nous conduit dans sa propre voiture jusque dans le quartier où se trouve l’ICBF ; signe qu’elle est vraiment pas dans son état normal, Bertille, qui d’habitude s’endort dès que la portière du véhicule claque, reste réveillée pendant tout le trajet.
Un petit temps à patienter plus tard, et nous sommes dans le bureau, quelque peu fébriles. Bertille est la première à passer sur le grill (là encore c’est une façon de parler, la dame n’était pas aussi méchante que ça), et qui répond aux questions. Rapidement elle décide de conserver un mutisme quasi absolu (« C’est la cata pensons nous, elle a l’air malheureuse, ils vont nous les retirer… » ).
Nous remontons dans la voiture d’Annette, et Bertille, rassurée par la victoire, s’endort aussitôt. Sur le chemin du retour, nous croisons les files immobiles des banlieusards venant travailler.
Un tantinet fatigués, Greg et Pasc pensent que tout le monde va se remettre au lit, histoire de terminer sa nuit. Roch est d’accord, et se recouche avec bonheur, mais Bertille ne l’entend pas de cette oreille, elle qui a dormi dans la voiture. Les parents survivent jusqu’à l’heure du déjeuner.
Nous expliquons à Bertille que le départ de Greg n’est qu’un aléa de son métier, que bien sûr on se retrouvera tous, que Tetia et son papa seront là pour l’attendre à la descente de l’avion… elle finit par se calmer, comprend que la venue de sa grand-mère permettra de faire en sorte que maman ne se retrouvera pas toute seule avec les deux enfants jusqu’à la fin du séjour, convient finalement qu’il vaut mieux qu’elle vienne, puisque le départ de papa n’est pas négociable.
Dans l’après-midi, fête à FANA. Il est prévu que nous prenions un taxi pour aller jusque chez le pâtissier, que de là nous rejoignions les Holstein et les Heurtault au Refugio, et qu'enfin nous fassions la route ensemble dans deux taxis.
La réception nous appelle une voiture, que nous ne trouvons pas en sortant de l’hôtel. Nous attendons, un peu, beaucoup, passionnément… nous avons déjà donné le matin à l’ICBF, nous sommes rodés. Arrive enfin l’heure à laquelle nous aurions du être au Refugio, avec le gâteau. Or nous sommes toujours devant l’hôtel. Coup de fil à Florence pour dire de partir sans nous attendre, et nous décidons de poser un « conejo » (lapin espagnol) à notre taxi qui n’est toujours pas là.
Nous hélons la première voiture jaune venue, le garde note plaque d’immatriculation, numéro professionnel, tout ce qu’il peut trouver, afin que nous partions en sécurité, nous fonçons littéralement vers la patisserie (« tu crois qu’il a le droit de tourner là ? » « non, il faut qu’il fasse le tour…ah, ben si, il doit avoir le droit…».
Gâteau récupéré, direction FANA où nous arrivons, juste derrière nos amis, pourtant partis avec 20mn d’avance. A 4 adultes, un enfant et deux bébés dans leur mini-taxi, ils sont heureux de pouvoir enfin se déplier après près d’une heure de trajet.
Installation des décos et des tables pour la fête, les enfants sont là avant que nous ayons pu accrocher les piñatas dans le jardin. Tout le petit monde s’assied et mange gâteau, bonbons et autres friandises, puis s’en va dans le jardin afin d’ouvrir les piñatas finalement suspendues. Au nombre de deux, elles représentent pour la première la tête de Winnie l’Ourson, figure très aimée des enfants en Colombie, pour la seconde un Shreck en pieds. Winnie est ouvert selon les règles, et une pluie de babioles s’abat sur les plus jeunes. Shreck n’est pas décidé à jouer le jeu,
Après la fête, deux taxis sont appelés. Il est décidé que les Holstein partiront les premiers car Sarah a un petit rhume, et ils commencent à monter dans le premier taxi, l’un des plus petits modèles qui puissent exister à Bogota, avec un gabarit qui laisse penser à une voiture sans permis. Les Heurtault sont déjà recroquevillés à l’intérieur lorsque arrive le second taxi, d’un grand modèle celui-ci. Nous embarquons à bord, accompagnés de Florence et Sarah. Et nous repartons en direction du Refugio.
Une petite pause au Refugio, durant laquelle Florence fait un magnifique cadeau à Bertille : elle l’autorise à donner son bain à Sarah. Notre petite mère n’était pas peu fière, intéressée et pleine de délicatesse.
Nous rentrons chez nous à pied, et reprenons le cours normal de notre vie : bain, dîner, dents, prières et dodo, mais avec en plus le sentiment d’avoir franchi une étape.
PS: la dame de l'ICBF a été très sympa d'accepter d'avancer notre RDV et nous lui en sommes reconnaissants
6 commentaires:
FE-LI-CI-TA-TIONS pour l'avis favorable qui est le CQFD de votre bonheur en famille !!!! j'imagine que le soulagement est total ! Quand ta maman arrive-t-elle Pascale ? quand Lel repart-il ? nous vous embrassons fort
Nous sommes trés heureux de cet avis favorable et nous comprenons l'angoisse que Bertille a ressenti. Nous sommes tous en haleine et attendons avec toujours plus d'impatience le prochain épisode! Union de prières. LUDIVINE.
OUFFFFFFFF! Mais comment en cela aurait-il pu être différent? Vous respirez le bonheur et la dame de l'ICBF ne pouvait que le voir...
La fête l'après midi a du se faire le coeur bien plus leger
Mille et mille (Emile...) baisers
Houhou!!! houhou!!
c'est la chouette qui le crie bien fort là tout près dans un arbre de la résidence.
Et moi je répète ouf! Merci que l'on ait pu me dévoiler le secret. Une maman, un papa, une petite fille et un petit garçon qui sont si beaux et si visiblement heureux ensemble ne pouvaient sûrement pas être séparés!!Je vous embrasse très, très fort
Amatxi
Quelle joie !
Nous vous attendons avec impaatience à Tours.
Les enfants ont hâte de faire la connaissance de Bertille et Roch...et nous aussi.
A très bientôt,
Très heureux que tout avance bien et que la dame impitoyable ait cédé au charme de Roch.
Problème : j'ai abandonné la saison 3 de Desperate Housewives pour me mettre à Bertille et Roch Story...
On vous embrasse
F & V
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