Vendredi 14 septembre
Bertille a passé une mauvaise journée hier, il n’est donc pas question de la lever avant qu’elle ne se réveille d’elle-même. Greg fait donc un saut à Santa Beatriz pour convenir d’une autre heure ou d’une autre date. « Demain 11h30 ? – OK !».
A son réveil, Bertille va beaucoup, beaucoup mieux ; plus de fièvre, plus de douleurs, sauf lorsqu’on lui demande de faire quelque chose d’un peu contraignant pour elle.
Petit dej’ pris, comme il fait beau et chaud, et vues les données du précédent paragraphe, pas trop chargés (sac à main et vanity case seulement) nous hélons un taxi pour nous rendre au Hogar Margarita.
Après avoir fondé FANA il y a maintenant 35 ans (elle était presque pionnière en Colombie), pour recueillir les enfants abandonnés de Bogota et faciliter leur adoption, Mercedes a souhaité offrir aux futures mères en détresse une maison dans laquelle elle pourront se préparer non seulement à l’accouchement mais aussi à leur vie après celui-ci, soit en gardant leur enfant avec elles soit en le confiant à l’adoption ; cette maison, c’est le Hogar Margarita. La conductrice du taxi est plutôt sympa, elle est évangéliste (c’est rare dans un pays ultra catholique) et écoute à la radio un prêche d’une jeune pasteur (ou pasteuse peut-être depuis la réforme Jospin) de 15 ans, en direct du Coliseo, la grande salle de spectacle de Bogota. Nous n’y comprenons pas grand-chose, mais ça nous change de Radio Uno et son jingle qui tape sur les nerfs auquel nous avons droit dans tous les autres taxis.
L’adresse est dure à trouver, mais nous finissons par arriver. Nous sommes accueillis par la directrice du foyer et par Maria Lucia, l’une des filles de Mercedes, très impliquée dans le Hogar. Nous visitons l’une après l’autre toutes les pièces de la maison qui peut recevoir de nombreuses femmes ainsi éventuellement que leurs enfants si elles en ont déjà eu avant leur grossesse du moment. Oratoire, chambres, atelier (couture et broderie), laboratoire (les futures mères reçoivent une formation professionnalisante en boulangerie et pâtisserie qui leur permet de recevoir un diplôme nécessaire pour travailler dans les métiers de l’alimentaire en Coombie) ; nous sommes au Hogar depuis presque une heure lorsque, en entrant dans le bureau de Maria Lucia, Pascale aperçoit le sac à main de cette dernière et prend conscience qu’elle n’a
pas le sien sur le dos. Un saut à l’accueil au rez-de-chaussée, « non, il n’y est pas », un coup d’œil aux photos prises avant de grimper dans le taxi devant l’hôtel « si, tu l’avais sur le dos » (vous pouvez le voir aussi). Heureusement, les passeports sont dans le coffre à l’hôtel, mais dans le sac il y a toutes les cartes bancaires avec lesquelles Pascale devait vivre après le départ de Greg, permis de conduire (avec une jolie photo dessus), et probablement tout un tas de choses très utiles voire indispensables.
Nous avons pris le taxi au vol, nous n’avons donc pas le petit papier remis par le portier de l’hôtel, sur lequel est noté le numéro de la plaque d’immatriculation (afin d’éviter de se faire enlever par un faux taxi), nous ne connaissons même pas la compagnie. Nous savons juste que c’est une femme (ce qui est rare dans la profession) et qu’elle n’écoute pas Radio Uno (nous n’avons pas de statistiques officielles, ça doit être encore plus rare, mais ça ne suffit pas pour retrouver quelqu’un dans une ville de 9 millions d’habitants - qui je le concède volontiers ne sont pas tous des femmes ou des chauffeurs de taxi, mais bon - ; pour faire bref, on est un peu dans la m… .Pascale, qui ne doute de rien, n’est pas affolée mais appelle le centre d’opposition VISA ; bien entendu elle ne connaît pas le numéro de ses cartes (mais reconnaissez-le, vous non plus), mais on les retrouve grâce à celui des cartes que Grégoire a dans son portefeuille (qu’il n’a pas oublié dans le taxi, lui ! D’accord il a perdu 2 paires de lunettes de son fils puis un pull, mais c’est quand même moins grave…non mais !) 42 minutes de conversation durant lesquelles Pascale fait passer 2 messages : « annulez mes 2 cartes bleues, 1er message, mais surtout ne touchez pas à celle de mon mari, 2ème message ». http://www.audiard.net/tontons/grisby.au
Maria Lucia prend les choses en main ; question compagnies de taxi, on les appellera toutes. Heureusement Grégoire finit pas se remémorer certains détails, notés sur la fiche que, comme tout chauffeur de taxi, la conductrice avait accroché au dossier du siège avant droite. Tout d’abord la conductrice a un nom double (détail super utile dans un pays où la loi fait obligation à chaque citoyen d’avoir un nom double, la plupart du temps celui de sa mère suivi de celui de son père). Ensuite, il y avait six « 1 » consécutifs dans le numéro de téléphone de la compagnie de taxi (là encore, remarque pertinente qui vaut la peine d’être faite, parce qu’à Bogota les numéros de téléphones des compagnies de taxi sont les suivants : 211 1111, 311 1111, 411 1111, 511 1111, 611 1111, et ainsi de suite). Enfin, trait de lumière, il croit se souvenir que le premier chiffre était un 4 (mais c’était peut-être un 3, ou un 2…), puis finit par lâcher le nom de la compagnie, TAX EXPRESS. Consultation de l’annuaire, le numéro commençant par un 4 correspond bien à
Bertille a passé une mauvaise journée hier, il n’est donc pas question de la lever avant qu’elle ne se réveille d’elle-même. Greg fait donc un saut à Santa Beatriz pour convenir d’une autre heure ou d’une autre date. « Demain 11h30 ? – OK !».
A son réveil, Bertille va beaucoup, beaucoup mieux ; plus de fièvre, plus de douleurs, sauf lorsqu’on lui demande de faire quelque chose d’un peu contraignant pour elle.
Petit dej’ pris, comme il fait beau et chaud, et vues les données du précédent paragraphe, pas trop chargés (sac à main et vanity case seulement) nous hélons un taxi pour nous rendre au Hogar Margarita.
Après avoir fondé FANA il y a maintenant 35 ans (elle était presque pionnière en Colombie), pour recueillir les enfants abandonnés de Bogota et faciliter leur adoption, Mercedes a souhaité offrir aux futures mères en détresse une maison dans laquelle elle pourront se préparer non seulement à l’accouchement mais aussi à leur vie après celui-ci, soit en gardant leur enfant avec elles soit en le confiant à l’adoption ; cette maison, c’est le Hogar Margarita. La conductrice du taxi est plutôt sympa, elle est évangéliste (c’est rare dans un pays ultra catholique) et écoute à la radio un prêche d’une jeune pasteur (ou pasteuse peut-être depuis la réforme Jospin) de 15 ans, en direct du Coliseo, la grande salle de spectacle de Bogota. Nous n’y comprenons pas grand-chose, mais ça nous change de Radio Uno et son jingle qui tape sur les nerfs auquel nous avons droit dans tous les autres taxis.
L’adresse est dure à trouver, mais nous finissons par arriver. Nous sommes accueillis par la directrice du foyer et par Maria Lucia, l’une des filles de Mercedes, très impliquée dans le Hogar. Nous visitons l’une après l’autre toutes les pièces de la maison qui peut recevoir de nombreuses femmes ainsi éventuellement que leurs enfants si elles en ont déjà eu avant leur grossesse du moment. Oratoire, chambres, atelier (couture et broderie), laboratoire (les futures mères reçoivent une formation professionnalisante en boulangerie et pâtisserie qui leur permet de recevoir un diplôme nécessaire pour travailler dans les métiers de l’alimentaire en Coombie) ; nous sommes au Hogar depuis presque une heure lorsque, en entrant dans le bureau de Maria Lucia, Pascale aperçoit le sac à main de cette dernière et prend conscience qu’elle n’a
Nous avons pris le taxi au vol, nous n’avons donc pas le petit papier remis par le portier de l’hôtel, sur lequel est noté le numéro de la plaque d’immatriculation (afin d’éviter de se faire enlever par un faux taxi), nous ne connaissons même pas la compagnie. Nous savons juste que c’est une femme (ce qui est rare dans la profession) et qu’elle n’écoute pas Radio Uno (nous n’avons pas de statistiques officielles, ça doit être encore plus rare, mais ça ne suffit pas pour retrouver quelqu’un dans une ville de 9 millions d’habitants - qui je le concède volontiers ne sont pas tous des femmes ou des chauffeurs de taxi, mais bon - ; pour faire bref, on est un peu dans la m… .Pascale, qui ne doute de rien, n’est pas affolée mais appelle le centre d’opposition VISA ; bien entendu elle ne connaît pas le numéro de ses cartes (mais reconnaissez-le, vous non plus), mais on les retrouve grâce à celui des cartes que Grégoire a dans son portefeuille (qu’il n’a pas oublié dans le taxi, lui ! D’accord il a perdu 2 paires de lunettes de son fils puis un pull, mais c’est quand même moins grave…non mais !) 42 minutes de conversation durant lesquelles Pascale fait passer 2 messages : « annulez mes 2 cartes bleues, 1er message, mais surtout ne touchez pas à celle de mon mari, 2ème message ». http://www.audiard.net/tontons/grisby.au
Maria Lucia prend les choses en main ; question compagnies de taxi, on les appellera toutes. Heureusement Grégoire finit pas se remémorer certains détails, notés sur la fiche que, comme tout chauffeur de taxi, la conductrice avait accroché au dossier du siège avant droite. Tout d’abord la conductrice a un nom double (détail super utile dans un pays où la loi fait obligation à chaque citoyen d’avoir un nom double, la plupart du temps celui de sa mère suivi de celui de son père). Ensuite, il y avait six « 1 » consécutifs dans le numéro de téléphone de la compagnie de taxi (là encore, remarque pertinente qui vaut la peine d’être faite, parce qu’à Bogota les numéros de téléphones des compagnies de taxi sont les suivants : 211 1111, 311 1111, 411 1111, 511 1111, 611 1111, et ainsi de suite). Enfin, trait de lumière, il croit se souvenir que le premier chiffre était un 4 (mais c’était peut-être un 3, ou un 2…), puis finit par lâcher le nom de la compagnie, TAX EXPRESS. Consultation de l’annuaire, le numéro commençant par un 4 correspond bien à
La compagnie est appelée et les opérateurs doivent lancer des appels sur la fréquence professionnelle des conducteurs. Prière à Saint Antoine de Padoue dans l’oratoire.
Pendant ce temps, Pascale, qui en a fini avec VISA, tente de joindre American Express, en vain.
Nous avons du interrompre notre visite en cours de route pour régler le problème du sac, et nous ne pouvons la reprendre car la maman de Pascale arrive par le vol de 14h25. Maria Lucia offre à Bertille et Roch des cadres contenant des broderies réalisées par les jeunes mères du foyer.
Nous n’avons plus le temps de retourner à l’hôtel pour déjeuner, on fera ça à l’aéroport.
Maria Lucia nous appelle un taxi, remet à Grégoire un papier sur lequel est noté le numéro de la plaque ainsi que la « clé », nombre secret à donner au chauffeur afin de prouver que vous êtes bien le client qu’il doit charger.
En montant dans le taxi (de la compagnie TAX EXPRESS) nous entendons l’un des appels visant à retrouver le sac, mais aucune réponse ne vient nous libérer. Direction l’aéroport, nous n’avons aucune idée du délai de route et nous voyons large pour chacun de nos déplacements. En fait, c’était pas trop long, surtout en roulant sur le bas côté herbeux de l’autoroute urbaine (au-delà de la bande d’arrêt d’urgence), à un petit 50km/h qui nous permet de dépasser pas mal de monde. Nous échangeons nos numéros de téléphone avec le chauffeur afin de pouvoir l’appeler lorsque nous voudrons quitter l’aéroport ; en attendant il va stationner dans un parking un peu plus loin.
Nous avons théoriquement le temps d’avaler un hamburger-frites-coca (plus une glace au chocolat pour Bertille) avant l’atterrissage du vol 422 d’Air France. Théoriquement, parce que Bertille prend son temps, tellement, que seuls Roch et Grégoire iront accueillir Badou.
Roch est un peu réservé, mais laisse sa grand-
mère lui toucher le bras. C’est assise sur son siège de fast-food que Bertille fait la connaissance de Mamoun (le nom de grand-mère de Badou).
Le taxi nous récupère devant la porte, nous nous entassons comme nous pouvons (nous avons été bien inspirés de ne pas partir avec la poussette),
direction Plenitud.
Roch se laisse peu à peu apprivoiser, Bertille est conquise.
A la réception de l’hôtel, pas de nouvelle du sac. Pascale essaye à nouveau de contacter AMEX, et y arrive ; alors qu’elle commence les démarches d’annulation, le téléphone de service sonne. C’est le portier, la conductrice du taxi est devant lui, avec le sac. Plusieurs clients se sont succédés dans sa voiture, et finalement l’un d’eux lui a demandé si le sac qui était dans ses pieds lui appartenait. Après avoir reconnu Pascale sur la photo de la carte d’identité, elle s’est souvenue nous avoir pris à l’angle de la carrera 127 et de la calle 15, et a tenté sa chance à Plenitud. Un grand ouf de soulagement ; Pascale avait raison d’être confiante.
Ce soir, nous dînons tous les quatre chez les Verdon (Badou un peu fatiguée par le voyage reste à l’hôtel).
Juste avant de monter dans le taxi, Bertille passe quelques minutes avec Sarah, la labrador sable, et lui prête un faux téléphone portable en plastique orange qu’elle a ramené de la fête à FANA. Bien entendu, Sarah n’est pas disposée à le lui rendre, donner, c’est donner, reprendre… Bilan Bertille fait la gueule (elle est très forte pour ça). A notre retour, nous ne retrouverons que quelques morceaux bien mâchonnés.
Notre taxi a du mal à trouver l’adresse, mais comme d’hab’ on finit par arriver. Nous faisons la connaissance de Grégoire Verdon, et Roch, contrairement à son habitude ne se montre pas distant, bien au contraire, il va jusqu’à remplir le briquet de son hôte de salive (la vérité, c’est la honte pour ses parents).
Pendant que les adultes dînent, les enfants regardent Aladin ; pour être précis, Bertille regarde au moins sept fois le début d’Aladin, parce que systématiquement son frère vient éteindre la télé (une petite habitude pour lui).
Après le dîner, appel de taxi, trajet jusque chez nous, et au moment de payer « M… ! mon portefeuille ! Il est resté chez les Verdon, j’ai pas un peso pour payer la course. En même temps, là où il est, il est pas vraiment perdu, alors c’est pas un drame ». Sauf qu’il est minuit, et que si on se dit qu’on peut sortir un peu de liquide du coffre, on se dit aussi qu’il va falloir rentrer dans l’appart d’abord, et que la carte magnétique qui commande la porte est dans le portefeuille. Grégoire se dit à ce moment qu’il ne peut avoir été aussi débile qu’il n’y parait alors ; si le portefeuille n’est pas dans sa poche, c’est qu’il est rangé à un endroit rationnel. Essayons de chercher dans le vanity case, par exemple, beaucoup de gens rangent leur portefeuille dans un vanity case (l’habitude n’est pas encore arrivée en Europe, mais ça se pratique beaucoup en Amérique). Effectivement, le portefeuille est retrouvé, le taxi payé, la porte d’entrée ouverte, les dents brossées, la prière dite, les enfants couchés, les parents aussi.
Pendant ce temps, Pascale, qui en a fini avec VISA, tente de joindre American Express, en vain.
Nous avons du interrompre notre visite en cours de route pour régler le problème du sac, et nous ne pouvons la reprendre car la maman de Pascale arrive par le vol de 14h25. Maria Lucia offre à Bertille et Roch des cadres contenant des broderies réalisées par les jeunes mères du foyer.
Nous n’avons plus le temps de retourner à l’hôtel pour déjeuner, on fera ça à l’aéroport.
Maria Lucia nous appelle un taxi, remet à Grégoire un papier sur lequel est noté le numéro de la plaque ainsi que la « clé », nombre secret à donner au chauffeur afin de prouver que vous êtes bien le client qu’il doit charger.
En montant dans le taxi (de la compagnie TAX EXPRESS) nous entendons l’un des appels visant à retrouver le sac, mais aucune réponse ne vient nous libérer. Direction l’aéroport, nous n’avons aucune idée du délai de route et nous voyons large pour chacun de nos déplacements. En fait, c’était pas trop long, surtout en roulant sur le bas côté herbeux de l’autoroute urbaine (au-delà de la bande d’arrêt d’urgence), à un petit 50km/h qui nous permet de dépasser pas mal de monde. Nous échangeons nos numéros de téléphone avec le chauffeur afin de pouvoir l’appeler lorsque nous voudrons quitter l’aéroport ; en attendant il va stationner dans un parking un peu plus loin.
Nous avons théoriquement le temps d’avaler un hamburger-frites-coca (plus une glace au chocolat pour Bertille) avant l’atterrissage du vol 422 d’Air France. Théoriquement, parce que Bertille prend son temps, tellement, que seuls Roch et Grégoire iront accueillir Badou.
Roch se laisse peu à peu apprivoiser, Bertille est conquise.
A la réception de l’hôtel, pas de nouvelle du sac. Pascale essaye à nouveau de contacter AMEX, et y arrive ; alors qu’elle commence les démarches d’annulation, le téléphone de service sonne. C’est le portier, la conductrice du taxi est devant lui, avec le sac. Plusieurs clients se sont succédés dans sa voiture, et finalement l’un d’eux lui a demandé si le sac qui était dans ses pieds lui appartenait. Après avoir reconnu Pascale sur la photo de la carte d’identité, elle s’est souvenue nous avoir pris à l’angle de la carrera 127 et de la calle 15, et a tenté sa chance à Plenitud. Un grand ouf de soulagement ; Pascale avait raison d’être confiante.
Ce soir, nous dînons tous les quatre chez les Verdon (Badou un peu fatiguée par le voyage reste à l’hôtel).
Juste avant de monter dans le taxi, Bertille passe quelques minutes avec Sarah, la labrador sable, et lui prête un faux téléphone portable en plastique orange qu’elle a ramené de la fête à FANA. Bien entendu, Sarah n’est pas disposée à le lui rendre, donner, c’est donner, reprendre… Bilan Bertille fait la gueule (elle est très forte pour ça). A notre retour, nous ne retrouverons que quelques morceaux bien mâchonnés.
Notre taxi a du mal à trouver l’adresse, mais comme d’hab’ on finit par arriver. Nous faisons la connaissance de Grégoire Verdon, et Roch, contrairement à son habitude ne se montre pas distant, bien au contraire, il va jusqu’à remplir le briquet de son hôte de salive (la vérité, c’est la honte pour ses parents).
Pendant que les adultes dînent, les enfants regardent Aladin ; pour être précis, Bertille regarde au moins sept fois le début d’Aladin, parce que systématiquement son frère vient éteindre la télé (une petite habitude pour lui).
Après le dîner, appel de taxi, trajet jusque chez nous, et au moment de payer « M… ! mon portefeuille ! Il est resté chez les Verdon, j’ai pas un peso pour payer la course. En même temps, là où il est, il est pas vraiment perdu, alors c’est pas un drame ». Sauf qu’il est minuit, et que si on se dit qu’on peut sortir un peu de liquide du coffre, on se dit aussi qu’il va falloir rentrer dans l’appart d’abord, et que la carte magnétique qui commande la porte est dans le portefeuille. Grégoire se dit à ce moment qu’il ne peut avoir été aussi débile qu’il n’y parait alors ; si le portefeuille n’est pas dans sa poche, c’est qu’il est rangé à un endroit rationnel. Essayons de chercher dans le vanity case, par exemple, beaucoup de gens rangent leur portefeuille dans un vanity case (l’habitude n’est pas encore arrivée en Europe, mais ça se pratique beaucoup en Amérique). Effectivement, le portefeuille est retrouvé, le taxi payé, la porte d’entrée ouverte, les dents brossées, la prière dite, les enfants couchés, les parents aussi.
4 commentaires:
Vous les cumulez vos émotions et vous nous les faites bien partager...
Pour vous faire 2 avoeux, je connais le numéro de ma carte bancaire (ben oui, on se fait plaisir comme on peut)et moi aussi, il m'arrive de de ranger mon portefeuille dans le vanity (le sac à langer de Pierre-Etienne en fait)
Moultes baisers à vous 4
Quelle aventure mais tout est bien qui fini bien et bravo Pascalounette pour ton calme moi loin de chez moi et en pensant tout avoir perdu je pense que j'aurais été moins calme!!!!!
Contente de voir votre famille avec Badou!!!
Bisous à vous 4 et particuliérement à Bertille de ma part.....
Pfiou, c'est épuisant tout ce suspense! ;)
c'est vrai que tout ça est mieux après coup, surtout quand on l'apprend avec du recul... même si j'ai su cela un peu plus tôt cela m'a de nouveau beaucoup émue; et j'espère que les santés vont mieux (ça fait très très mal une angine - je l'ai bien, bien connu à mes dépends)Et même les bisous n'arrivent pas à manger les bobos!!! Mais j'en envoie encore beaucoup pour consoler tous ceux qui ont mal pour qu'ils nous fassent vite partager leurs bons moments
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