Lundi 17 septembre
A 11h30, heure de Paris, Greg se pose sans encombre à Roissy. Il fait très beau et très chaud.
Des navettes Air France doivent permettre aux passagers de gagner Paris rapidement, et leur fréquence est de 30 minutes. Une heure plus tard, et alors qu’aucune n’a pointé le bout de sa calandre, Greg décide de prendre un bus RATP. 8,5€ le ticket ! , ils se mouchent pas du pied à la Régie, pour ce prix là à Bogota on prend un taxi à 4 ou 5 pendant quelques heures. Il faut avouer que là, on en a pour son argent : en une heure on visite la totalité de Roissy : les aérogares, les parkings et j’en passe.
Arrivé à Opéra, il faut encore prendre un métro pour rejoindre la gare d’Austerlitz, direction Limoges pour y récupérer une voiture avant de retourner à Tours.
Avant que le train ne quitte Paris, Pascale, Badou et les enfants sont sur le pied de guerre. A 08h00, Annette passe les prendre afin de les accompagner au tribunal.
Bertille (qui n’a pas 5 ans) doit témoigner au sujet d’un accident qui a eu lieu à FANA quelques mois plus tôt et dont elle n’a pas eu pleinement connaissance. Jenny qui a travaillé avec elle afin d’atténuer son traumatisme est venue pour l’aider.
Dans un premier temps, tout le monde doit attendre, car Bertille, mineure, n’a pas le droit d’entrer ; sauf que c’est pour elle que tout le monde est là. « Bon d’accord, elle peut entrer, mais pas le petit garçon ». C’est mal connaître Pascale qui répond que ce sera avec son petit frère, sa mère et sa grand-mère ou pas du tout ; le fonctionnaire, un peu borné mais toutefois sympa fait rajouter le prénom de Roch sur la convoc’.
Arrivés au bureau du procureur, quelqu’un explique qu’il va falloir attendre, car la convocation était pour 08h00, que là il est 09h00, et qu’il y a d’autres auditions en cours pour des affaires différentes ; Jenny remet tout le monde devant ses responsabilités en exhibant la convocation qui stipule bien noir sur blanc « 09h00 ».
Néanmoins, après avoir reçu des excuses, il faut tout de même attendre.
Petit changement de bureau, nouvelle attente de 30 minutes car nous sommes en retard, re-exhibition du papier qui dit bien que « non-on-est-pas-en-retard-on-est-convoqués-à-09h00 », re-excuses mais on nous demande si ce n’est pas trop grave d’attendre quand même. Pascale s’énerve un chouia (« son père est parti la veille, elle n’a pas 5 ans, je l’ai sortie du lit super tôt juste pour répondre à une convocation idiote, je veux la remettre au lit dans la matinée parce que ensuite on va déjeuner au resto avec des amis, donc si, c’est grave, et non, je ne veux pas perdre encore une heure, non mais ! ».
C’est une psy du Bienestar qui est sensée interroger Bertille. Elle arrive – enfin - et explique à Pascale qu’elle ne peut pas s’asseoir à côté de sa fille car elle va influencer son témoignage ; «(re!!!!) d'accord, je m'assied derrière, mais pas trop loin quand même, parce que je lui ai tout de même promis que je resterai dans la pièce et Jenny avec moi alors que Mamoune serait dans la pièce à côté avec Roch ».
La psy lui parle 5 minutes, puis revient et essaie (bon courage) de virer purement et simplement Pascale de la salle d'interrogatoire (qui doit bien faire 25 m² mais c'est pas grave) arguant que Jenny + Pascale + le proc = 3 personnes, donc deux de trop et que seule une personne doit être là sous peine de voir l'enfant changer son témoignage.
Pascale lui explique, sereinement mais fermement, avec un sourire dans lequel elle prend soin de mettre en valeur ses crocs acérés qu’elle ne sortirait pas de là sans sa fille et c’est reparti : « ce n'est pas un bon souvenir pour elle, son papa est parti hier, et je lui ai promis ». On lui explique alors en la prenant de très haut qu'ils sont des pros et qu’elle doit leur faire confiance. « D'accord avec vous (encore que, mais pour FANA Pascale s’écrase) mais je lui ai promis, je ne sors pas ». C'est alors que le procureur qui n'avait rien dit jusque là l'ouvre et dit : « l'esprit de la loi c'est que sa mère soit là, s'il faut une seule personne, c'est moi qui sort! ». Ahurissement de la psy estampillée « fonctionnaire colombien désavouée dans sa petite entreprise de prenage de très haut ».
C'est alors qu'arrive, à la ramasse, une super pépée brune, tailleur pantalon et brushing nickel qui était en fait en charge de l'affaire et inspectée en ce moment par le proc plus âgé présent depuis le début. Elle commence à en remettre une couche « et moi aussi je suis une mère adoptante et patati et patata ». Pascale est tentée de lui répondre "me hace una pierna bonita" (littéralement : ça me fait une jolie jambe), mais non, elle répond, constante et toujours souriante : « d'accord avec vous, mais je ne bouge pas de mon siège sans ma fille ».
« Elle a assisté à l'accident et elle est la seule, vu son age (les autres sont tous plus jeunes) à pouvoir nous dire ce qui s'est réellement passé ». Intervention de Jenny : « Non, pas du tout, elle recevait un vaccin à l’infirmerie lorsque la télé est tombée, et lorsqu'elle est revenue, la puéricultrice très stressée l'a envoyée chercher du secours ».
In-cro-ya-ble…, mais alors, le questionnaire préparé par la proc (l’inspectée) et par la psy de l’ICBF n'est pas le bon, qu'est-ce qu'on va faire????
Et ben, le refaire pardi, et on est repartis pour un tour. Bertille, Roch, Mamoune, Jenny, Annette et Maman au tribunal lundi matin prochain.
Il est très possible d’imaginer que la note de la pépée adoptante en tailleur pantalon pourrait peut-être figurer en bonne place au sommaire du grand livre des bides....
Allez, on repart, petit tour chez Jenny, papouille au chien de ses parents, les enfants sont ravis, lui un peu moins mais il les laisse faire.
Sur le coup de 11h30, Jenny dépose tout le monde au Museo del Chico (littéralement « musée de l’enfant », celui du plan qui comes together), mais le bon, cette fois, pas le Museo del Niño (que l’on peut traduire sans se louper par « musée de l’enfant » ; il faut avouer qu'ils brouillent un max les pistes dans cette ville) où nous devons retrouver les Tournier et les Holstein pour déjeuner au restaurant du musée. Comme ça fait longtemps le plan qui comes together, et que les gaudineries nous manquent, le restau du musée n'existe plus depuis 1 semaine et Pascale s'aperçoit en arrivant que son appareil photo tout neuf est resté chez Jenny... Comment qu'y dit Hannibal Smith, déjà?...
Nous retrouvons les Tournier et attendons les Holstein qui nous laissent des messages excédés, coincés qu'ils sont dans les bouchons, avançant à la vitesse moyenne d'un mètre à la minute.
Nous déjeunons dans un resto du parque de la 93 qui est super, il faut bien dire ce qui est, puis nous profitons du parc du Museo del Chico qui est tout de même extra en attendant Laurent et Eric partis chercher des pâtisseries ; ils ne reviendront que très tard, nous serons déjà partis et les retrouverons descendant du taxi à l'hôtel. Finalement, nous mangerons notre dessert dans l'appartement des Tournier en compagnie des Holstein et de tous les enfants un peu crevés (tu parles) qui s'avachiront devant un film que notre amish de fils s'évertuera à éteindre toutes les deux secondes sans grand succès. Il se vengera finalement sur les gâteaux.
Pendant ce temps, Greg est arrivé à Limoges, est passé récupérer la voiture chez Alain (le papa de Pascale) et a pris la route de Joué-lès-Tours qu’il rejoint par petites étapes, au gré des aires de repos. Il arive aux alentours de 23h00, et a osé récupérer Tétia à ce moment là.
A Bogota, c'est retour à la maison, bain, dîner, prière et dodo.
mercredi 10 octobre 2007
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1 commentaire:
Quelle journée pour tous!!!!!
Bisous
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