vendredi 12 octobre 2007

Sale journée...

Mardi 25 septembre
Vraiment une sale journée…
Roch est malade, Pascale l’emmène voir un médecin au centre médical…Plénitud, 4 étages sous notre appart’, otite. Super…
Grosse sieste, puis ballade en poussette (protégé des courants d’air, of course, ce n’est pas la peine d’appeler la DASS pour maltraitance.
Aujourd’hui, c’est normalement la dead line pour avoir la « sentencia », le jugement d’adoption, qui va permettre de relancer la procédure qui est un peu en stand-by depuis notre rendez-vous à l’ICBF le 7 septembre.
Pas de nouvelle de la sentencia… fissure du moral.
Heureusement une visite d’Aurore vient un peu colmater la brèche.
Ce soir Roch à l’air d’aller mieux, nous pensons avoir gagné la bataille contre fièvre.
Erreur, il ne s’endort pas de la nuit, et ne descend pas en dessous de 39,5°.

La somme de toutes les peurs

Lundi 24 septembre
Ce lundi est celui du deuxième témoignage de Bertille.
Au tribunal, elle répond comme elle peut mais se moque un peu du monde en faisant intervenir des lutins dans son récit ; du coup, ils sont pris à leur propre piège et finissent par la laisser tranquille.
En sortant du tribunal nous faisons une petite balade et dans l’après-midi nous rendons une visite à Aurore.
Un petit crochet par la banque sur le trajet aller pour tirer un peu de liquide, et Pascale se rend compte qu’elle a oublié le plan de ville ; elle retourne donc rapidement à l’hôtel, et pendant ce temps, Bertille qui est restée dans l’agence avec sa grand-mère se prend à penser que sa maman ne va jamais revenir.A son retour, la montée dans le bus est plus qu’acrobatique et le chauffeur manque de nous tuer en démarrant sur les chapeaux de roues alors que nous sommes en train de monter, puis roule avec la porte ouverte. Bertille fait une énorme frayeur à sa maman ainsi qu’à sa grand-mère : montée la première elle est partie se cacher au fond du bus et ne se montre pas lorsqu’on l’appelle…Elle finira par se découvrir mais sans comprendre qu’on s’est fait un sang d’encre pour elle, croyant qu’elle était descendue par l’autre porte.

Vous reprendrez bien un peu de frayeur?

Dimanche 23 septembre
Ce dimanche, nous allons tous les 4 à la Candelaria, le plus vieux quartier de Bogota, dont certaines maisons de style colonial datent de l’époque des conquistadors.
Nous décidons de déjeuner dans un restaurant français, mais alors que nous descendons du taxi pour réserver une table, nous assistons à un début de règlement de compte : un homme sort un flingue et se met à en poursuivre un autre. Nous avions envisagé de faire un tour à pied après la réservation, mais finalement nous préférons rester dans la pâtisserie attenante au resto à discuter avec le patron de ce qui vient de se passer et d’une expo qui doit se tenir la semaine prochaine.
Après avoir déjeuné nous faisons une balade à pied jusqu’à la place Simon Bolivar, Bertille et Roch font un tour en lama et se font photographier, nous découvrons le musée de l’armée, celui des costumes régionaux colombiens, puis Pascale conduit Badou jusqu’à San Andresito (un peu moins sûr que les quartiers environnants).
Le retour vers notre quartier se fait en bus, pour pas un rond (3000 pesos, c'est-à-dire 1€), et directement, idyllique. Nous faisons un saut à Unicentro où Bertille reste plusieurs minutes bouche bée devant des gus en train de faire des sketches avec des ballons de baudruche. Pascale et Badou prennent un café glacé avec chantilly et chocolat qui les réconcilie avec le café en Colombie, Bertille a droit à une glace et Roch n’a rien du tout puisqu’il dort.
De retour à l’appart, Roch poursuit sa sieste et se réveille au moment de partir pour la messe. Une fois de plus, pas de place assise à la messe de 18h00, mais là encore Roch fait des ravages autour de lui.

jeudi 11 octobre 2007

Comme un jour sans pain

Samedi 22 septembre
Ce jour est assez fade, il ne se passe pas grand-chose, si ce n’est la chute explosive du mixer rempli de carottes bouillies qui se répand dans toute la cuisine et au passage sur la dernière jupe propre de Pascale.Le soir nous partons dîner au restaurant. L’idée est de faire plaisir aux enfants, et donc de choisir un resto pour eux. Des hamburgers sud-américains sont au menu. Pour rentrer à Plenitud, un taxi est appelé depuis le resto, mais il met un temps fou à venir, ce qui angoisse Badou qui craint un peu pour sa vie, celle de sa fille et celles de ses petits enfants alors qu’elle attend bien à l’abri à l’intérieur du restaurant.

Comment se simplifier la vie

Vendredi 21 septembre
Aujourd’hui les Tournier sont sur le départ. Valentina passe la matinée avec nous au parc et à la maison, Alexandra nous dépose tout ce qu’il faut transmettre à Fana.
Les filles ont du mal à se quitter. Roch fait une très grosse sieste ; il doit couver quelque chose car il est très fatigué.
Bertille et Roch font une sieste en début d’après-midi, puis nous faisons un tour à l’Unicentro. Badou fait l’achat de 2 téléphones portables qui ont tellement de succès que Bertille ira même au lit avec le sien. Badou s’achète également un appareil photo dont les produits alimenteront le blog dans les jours à venir.
Nous faisons également des courses au supermarché CAFAM, plus proche et finalment plus pratique que l’Exito d’Unicentro. A la sortie, nos courses sont livrées à domicile, et c’est l’occasion pour Bertille de se marrer comme une baleine lorsqu’elle est conduite à l’hôtel en caddie (c’est un des côtés pratiques de la vie ici, quand on trouve les courses trop lourdes, on se fait livrer très facilement. Cela consiste à dire au préposé au remplissage des sacs « suivez-moi jeune homme (ou jeune fille, on n’est pas comme ça non plus), j’habite à Plenitud ». Alors le jeune homme (ou la jeune fille), re-rempli le caddie qu’on vient de vider sur le tapis roulant et nous accompagne jusqu’à la maison (à 50 mètres) pour nous éviter de porter l’eau , le lait et autres kilos de pommes. Ce jour là, c’était un caddie à siège enfant, d’où la joie de Bertille qui n’a même pas eu à se porter elle-même).

mercredi 10 octobre 2007

Miroir, mon beau miroir...

Jeudi 20 septembre
Ce matin tout le monde part pour Fana où Badou donne une consultation sauvage de podologie pour Flor, et là, arrivée inespérée du colis envoyé deux mois et demi plus tôt et contenant une robe de princesse, des poupées à nos effigies et des petites voitures pour Roch.
Nous achetons un bouquet de 30 roses ivoires sublimes pour 2 euros qui transforme notre petit trois pièces en hall de palace.
En rentrant, nous déjeunons et nous remercions les Tournier pour leur invitation à partager leur déjeuner, mais c’est le jour des nattes. Le vrai, cette fois-ci nous en sommes certaines (pas certains parce que Roch qui s’en cogne un peu n’est sûr de rien).
Lorsque les Tournier s’en vont déjeuner, ils rencontrent Badou qui à relevé Pascale dans son tour de garde pour surveiller devant l’hôtel l’arrivée de Derly et ainsi éviter les déconvenues de la veille. Badou remonte désespérée pour annoncer à Pascale que décidément, Derly ne viendra pas, mais elle la trouve installée en train de faire les nattes de Bertille. C’est probablement alors qu’elle discutait avec Alexandra et Laurent qu’elles se sont croisées.
Longue séance de tressage, que Bertille supporte avec le sourire, alors que Derly explique qu’elle est très courageuse, car ce qu’elle lui fait est très douloureux. Il est vrai qu’elle en a tellement envie que pour elle ça vaut le coup de souffrir pour être belle.
Pendant que Derly œuvre, Pascale se lance à la recherche des Tournier dans Unicentro, sans succès. Valentina rejoint donc sa copine à l’hôtel. A elle deux elles descendent un max de gâteaux, et enguirlandent Roch qui se retrouve avec deux grandes sœurs sur le dos.
Un peu plus tard, Badou descend au parc avec Valentina et Roch, alors que Bertille est en pleurs. Heureusement son supplice prend fin et c’est revêtue de sa robe de princesse qu’elle part chez les Tournier en compagnie de Valentina.
A l’issue d’un goûter au cours duquel Bertille a pu entendre un paquet de fois qu’elle était très belle, chacun regagne son chez soi pour finir la journée selon le même scénario que d’habitude.

Une journée à se faire des cheveux

Mercredi 19 Septembre
Ce matin, Bertille a réclamé Elias et nous sommes allés rejoindre les Holstein au parc. Roch, stoïque est resté dans sa poussette à attendre que les choses se passent puis a fait trois pas de son côté.
Bien que très contents de se revoir, Elias et Bertille n’en gardent pas moins des rapports parfois un peu tendus. Quoi de plus drôle, en effet, que des rester planter en haut du toboggan à attendre que les autres ne puissent pas passer. Ni l’une ni l’autre ne sera en reste, à ce niveau là.
Heureusement, pour détendre l’atmosphère une dame a la bonne idée de promener ses chiens dont un jeune golden retriever de 4 mois qui emportera tous les suffrages et fera oublier l’enjeu territorial du toboggan.
Nous rentrons à l’hôtel assez tôt pour pouvoir faire manger les enfants à une heure décente et les coucher ensuite, sachant que pour Bertille, ce jour est un grand jour, c’est celui des cheveux longs. Nous attendons avec impatience Derly qui doit venir à 13 heures pour lui faire ses nattes et lui poser ses extensions. C’est un tel événement, que même Elias, Florence et Eric ont prévu de passer voir ça le soir même.
Dernière bouchée en bouche, Pascale et Badou envoient Roch et Bertille au lit en négociant avec cette dernière le fait qu’elle ne dormira pas très longtemps car la dame qui sait faire les cheveux longs doit venir bientôt.
Heureusement, Bertille s’endort. Ses rêves doivent être assez beaux, car elle en oubliera même la venue de la coiffeuse.
Quant à Pascale et Badou, à 13heures trente, elles se disent que finalement Derly devait arriver à 14 heures.
Puis… «Non, c’est certain, elle a du avoir un problème !»
14 heures 30: «Elle va arriver, elle aurait prévenu, ce n’est pas son genre !»
14heures 45 «Non, c’est vrai, elle avait l’air vraiment sérieux, cette fille !»
14 heures 50 «C’est vraiment nul TV5, franchement c’est la troisième fois que je vois ce film depuis que je suis arrivée.»
15 heures «Je vais appeler pour voir»
15 heures 5, 7 et 9 «Ca ne réponds pas sur son portable»
15heures 15 «Heureusement que Bertille dort !…»
15heures 30 «Oui, mais elle va bien finir par se réveiller»
Bertille se réveille et ne dit rien.
Toujours pas de nouvelles de Derly ; nous allons au parc.
Roch découvre dans les mains d’un petit garçon italien un téléphone Power Rangers rouge qui parle et qui sonne ; en grand-mère expérimentée, Badou identifie là ce qui manque à son petit fils (en dehors de son papa, car il se colle à tous les hommes un peu bienveillants qu’il peut rencontrer).Peu après le retour à l’hôtel, Eric arrive avec Elias pour voir des nattes qui n’existent pas.