Dimanche 2 septembre :
Sur le coup de 10h30, nous faisons la rencontre des Holstein (Eric et Florence) et des Heurtault (Florent et Laurane) et de leurs enfants Elias et Sarah pour les premiers (bientôt 4ans et 3 mois et demi), Callista (15 mois) pour les seconds.
Grosse fracture de moral lorsque Florence nous explique que l’allongement du délai avant de passer à l’ICBF (Cf. Vendredi 31 août) entraîne une prolongation du séjour en Colombie du nombre de jours équivalent (apparemment une petite joyeuseté réservée aux adoptants via FANA). Pascale et les enfants risquent donc de ne revenir en France qu’aux alentours du 14 octobre, et plus du 7 comme estimé précédemment, alors que Greg qui aura quitté seul Bogota le 16 septembre risque de partir en Guadeloupe à partir du 25 octobre.
Après un passage à la kermesse dominicale dans le patio, puis au parc de l’hôtel, nous décidons d’aller manger tous les onze dans un resto du coin. Les viandards emportent le choix de l’établissement : ce sera Viva Brasil, qui propose une dégustation de viandes grillées à volonté.
Alors que nous nous apprêtons à sortir, la pluie se met à tomber : pas question de se déplacer à pied. Nous appelons deux taxis (taille fiat 500), dans lesquels nous nous entassons (y compris nos trois poussettes, les vanity-cases et autres doudous).
Il ne pleut plus lorsque les taxis nous déposent devant le restaurant ; Eric et Florence, qui connaissent notre destination, s’aperçoivent que les chauffeurs se sont plantés d’adresse, mais nous décidons de rejoindre notre destination à pied. C’est en sortant du taxi que Grégoire y oublie les lunettes de son fils (Cf. Mercredi 29 août), mais il ne s’en rendra compte qu’en quittant le resto.
Pendant que les adultes sirotent des apéritifs locaux, les enfants passent aux choses sérieuses, engloutissant moult chorizo grillé et tout le pain qui entre dans leur champ de vision.
Les serveurs nous présentent les morceaux embrochés sur une sorte d’épée et les découpent au dessus de nos assiettes. Bœuf, veau, porc, agneau, mouton se succèdent, mais seuls Eric et Grégoire osent essayer le pis de vache (sans véritable intérêt, si ce n’est de dire qu’on en a mangé, mais c’est difficile à placer dans une conversation, à moins peut-être d’être invité à dîner un mercredi soir).
Roch et Calista jouent à celui qui en mettra le plus par terre ; ex-aequo à la fin du repas. L’apéro et l’excellent vin rouge en provenance du Chili (en temps que Français, c’est dur à écrire, mais c’est la réalité) ont permis à Greg et Pasc d’oublier un peu la mauvaise nouvelle.
Après une glace dans une boutique proches nous sommes invités à prendre un café au Refugio, une pension de famille ultra célèbre chez les Français adoptants, et où logent nos amis.
Bertille et Hélias s’amusent à se courir après, Sarah fait la sieste, Calista joue calmement, et Roch s’aventure sur l’échelle de rondins qui monte au toboggan, soutenu par son père. Il gagne progressivement en assurance, puis en expertise, et monte bientôt totalement seul, Grégoire n’assurant plus qu’une supervision lors de la montée et la réception à la fin de la descente. C’est alors qu’une chute sans gravité met le Refugio en émoi, après un passage entre deux barreaux. Roch s’est ouvert la lèvre et saigne un peu du nez ; il est pris en charge par Rosita, une employée colombienne du Refugio, et examiné par un résidente basque espagnol, médecin de son état. Chute sans gravité disions nous, mais qui met toutefois les parents dans tous leurs états.
En quittant le Refugio nous filons par l’Unicentro, puis nous nous dépêchons d’aller à Santa Beatriz pour la dernière messe de la journée dans le quartier ; notre expérience de la semaine précédente nous a appris que pour avoir une place, il faut arriver au plus tard 5mn avant le début de la célébration, et avec les enfants il est difficile d’imaginer rester debout.
Poussette dans l’allée, vanity sous le banc, enfants sur les genoux et parents sur les rotules ; belle messe, sortie après une prière en famille dans une chapelle latérale, nous nous dirigeons vers l’hôtel. Au bout de 10mn, alors que nous sommes presque arrivés, Pascale et Grégoire s’accusent l’un l’autre d’avoir oublié le vanity contenant tout ce qui doit permettre de changer Roch et surtout ses médicaments. Un sprint de quelques minutes amènera Grégoire au bord de l’asphyxie (pas parce qu’il manque d’entraînement, mais because on est à 2600m d’altitude, on va pas vous le rappeler cent fois) aux portes closes de l’église ; l’interphone le mettra en relation avec un vigile qui ne connaît ni le code de l’alarme ni le numéro de téléphone du curé. Re-passage à l’Unicentre pour acheter au moins des lingettes, et retrouvailles à l’hôtel.
Le stress causé par la chute n’a pas cessé et il va durer toute la nuit, à se relayer pour surveiller un bébé qui avait repris une vie normale au bout de 10 minutes, et qui aura juste une petite croûte pendant une semaine.Diner presque normal pour les enfants (Roch a gagné le droit d’être un peu difficile ce soir là), mais rien pour les parents inquiets.
samedi 8 septembre 2007
vendredi 7 septembre 2007
Un samedi ordinaire
Samedi 1er septembre :
La journée de samedi se passe tout doucement, rythmée par les courses, encore et toujours à l’Unicentro, avec l’achat d’une valise grand format car Bertille aura droit au retour à ses 30 kg en soute et à son bagage à main (« nous partîmes 2, mais par un prompt renfort, nous nous vîmes 4 en arrivant à l’aéroport » - in Le Cid Torrefactor).
Bertille se lâche peu à peu; elle refuse de s'excuser lorsqu'elle bouscule une personne âgée et lorsque Pascale la réprimande elle fond en larmes, persuadée que nous n'allons plus vouloir d'elle. Nous lui expliquons que, bien entendu, nous ne serons pas contents si elle fait une bêtise, mais que cela ne nous empêchera pas de toujours l'aimer de toutes nos forces. Elle semble soulagée, mais conserve quelques sanglots dans la voix.
Nous contactons les Holstein, un couple de Français venu adopter leur n°2 par le biais de FANA, accompagné par les Heurtault, leurs filleuls, venus chercher leur fille. Nous convenons d’un rendez-vous le lendemain matin à la kermesse de l’hôtel.
La journée de samedi se passe tout doucement, rythmée par les courses, encore et toujours à l’Unicentro, avec l’achat d’une valise grand format car Bertille aura droit au retour à ses 30 kg en soute et à son bagage à main (« nous partîmes 2, mais par un prompt renfort, nous nous vîmes 4 en arrivant à l’aéroport » - in Le Cid Torrefactor).
Bertille se lâche peu à peu; elle refuse de s'excuser lorsqu'elle bouscule une personne âgée et lorsque Pascale la réprimande elle fond en larmes, persuadée que nous n'allons plus vouloir d'elle. Nous lui expliquons que, bien entendu, nous ne serons pas contents si elle fait une bêtise, mais que cela ne nous empêchera pas de toujours l'aimer de toutes nos forces. Elle semble soulagée, mais conserve quelques sanglots dans la voix.
Nous contactons les Holstein, un couple de Français venu adopter leur n°2 par le biais de FANA, accompagné par les Heurtault, leurs filleuls, venus chercher leur fille. Nous convenons d’un rendez-vous le lendemain matin à la kermesse de l’hôtel.
Premier retour à FANA
Vendredi 31 août :
Branle bas pour être à l’heure, sachant que chaque jour nous sommes lents à décoller. Les enfants sont adorables et y mettent du leur.
09h00 devant l’entrée de l’hôtel, Annette nous attend avec les papiers corrigés. Ballade à pied jusqu’à l’office, signatures légalisées, prise d’empreintes, paiement, les choses avancent petit à petit.
Retour à l’hôtel pour déjeuner avant de partir pour FANA. Nous avons rendez-vous avec le pédiatre pour la diarrhée de Roch qui ne passe pas (alors qu’il ne mange pratiquement que du riz et prend du lait de soja au petit dej).
A FANA qu’il n’a quitté que depuis 4 jours, Roch super stressé s’accroche à Pascale pendant l’auscultation ; il ne veut pas qu’on le laisse là. Les choses se détendent peu à peu, et Bertille demande à aller jouer dans le parc de la fondation. Autorisation accordée, elle retrouve ses meilleures amies, Carole et Gisela, ainsi que Gregorio, Jonathan et les autres.
Elle et son frère s’amusent comme des fous. Aux dire des puéricultrices qui surveillent les enfants, Roch a un comportement tout neuf, beaucoup plus social, plus assuré, moins chochotte. Bertille a un comportement presque agressif vis-à-vis de ceux de ses camarades qui serrent sa maman d’un peu trop près.
Maria-Théresa, l'une des dames de FANA, nous apprend que notre passage à l'ICBF (Instituto Colombiano del Bienestar Familial, généralement appelé "le Bienestar") est prévu le lundi 10 septembre, soit dix jours après ce qui se fait habituellement. . Le Bienestar doit émettre un avis quant à l’adaptation des enfants à leurs parents et vice-versa.
Le départ fend le cœur de Pascale et Grégoire qui laissent derrière eux une ribambelle de petits amours en manque d’affection (même si FANA a l’air d’être un lieu réellement fabuleux où l’enfant en souffrance est placé au cœur des préoccupations).
Resto avec jeux pour enfants à proximité de l’hôtel. Bertille s’éclate dans la piscine à balles et dans les toboggans, à tel point qu’elle n’a pas envie de glace (alors qu’elle adore ça).
Roch quant à lui engloutit un max. Retour hôtel, dents, prière et dodo sans soucis.
Branle bas pour être à l’heure, sachant que chaque jour nous sommes lents à décoller. Les enfants sont adorables et y mettent du leur.
09h00 devant l’entrée de l’hôtel, Annette nous attend avec les papiers corrigés. Ballade à pied jusqu’à l’office, signatures légalisées, prise d’empreintes, paiement, les choses avancent petit à petit.
Retour à l’hôtel pour déjeuner avant de partir pour FANA. Nous avons rendez-vous avec le pédiatre pour la diarrhée de Roch qui ne passe pas (alors qu’il ne mange pratiquement que du riz et prend du lait de soja au petit dej).
A FANA qu’il n’a quitté que depuis 4 jours, Roch super stressé s’accroche à Pascale pendant l’auscultation ; il ne veut pas qu’on le laisse là. Les choses se détendent peu à peu, et Bertille demande à aller jouer dans le parc de la fondation. Autorisation accordée, elle retrouve ses meilleures amies, Carole et Gisela, ainsi que Gregorio, Jonathan et les autres.
Elle et son frère s’amusent comme des fous. Aux dire des puéricultrices qui surveillent les enfants, Roch a un comportement tout neuf, beaucoup plus social, plus assuré, moins chochotte. Bertille a un comportement presque agressif vis-à-vis de ceux de ses camarades qui serrent sa maman d’un peu trop près.
Maria-Théresa, l'une des dames de FANA, nous apprend que notre passage à l'ICBF (Instituto Colombiano del Bienestar Familial, généralement appelé "le Bienestar") est prévu le lundi 10 septembre, soit dix jours après ce qui se fait habituellement. . Le Bienestar doit émettre un avis quant à l’adaptation des enfants à leurs parents et vice-versa.
Le départ fend le cœur de Pascale et Grégoire qui laissent derrière eux une ribambelle de petits amours en manque d’affection (même si FANA a l’air d’être un lieu réellement fabuleux où l’enfant en souffrance est placé au cœur des préoccupations).
Resto avec jeux pour enfants à proximité de l’hôtel. Bertille s’éclate dans la piscine à balles et dans les toboggans, à tel point qu’elle n’a pas envie de glace (alors qu’elle adore ça).
Roch quant à lui engloutit un max. Retour hôtel, dents, prière et dodo sans soucis.
Pourquoi chercher midi à 14h?
Jeudi 30 août :
La matinée n’est marquée par aucun évènement particulier.
La sieste est très longue, la balade au parc est rapide, afin de nous permettre d’être de retour pour 16h30, heure à partir de laquelle Annette est susceptible de passer pour nous faire signer des papiers.
Passage d’Annette à 17h, pour signer devant notaire procurations et autorisation de sortie du territoire. A la lecture, il apparaît qu’il faut corriger quelques erreurs et que les papiers ne seront pas signés le soir-même. Les enfants se cachent, et au bout de 5mn, Bertille dit « Ciao » à Annette (petite preuve du fait qu’elle est bien dans son cocon familial). Rendez-vous est pris avec Annette pour le lendemain matin 09h00 afin de passer chez le notaire.
Courses (à l’Unicentro, on est pas des originaux), et achat d’un petit jeu pour chacun des enfants (jeu éducatif pour Roch qui en a besoin, babiole - un petit ventilateur qui permet de faire des bulles de savon - pour Bertille qui ne comprendrait pas que son petit frère ait un cadeau et pas elle).
Greg accompagne Bertille dans le patio afin qu’elle teste sa nouvelle merveille, Pascale les rejoints après avoir mis le dîner à cuire, et Roch essaye d’attraper les bulles que fait sa sœur. Deux couples d’Italiens, clients de l’hôtel, avec rejetons manifestement d’origine sud-américaine traversent le patio, et leurs filles trouvent génial le jouet de Bertille, qui accepte sans rechigner le moins du monde de le leur prêter (elle est comme ça tout le temps, générosité et gentillesse, elle veut être parfaite). Les parents nous apprennent alors qu’ils vont au parc… de l’hôtel !!! (15 à 20 mn de marche pour rejoindre celui que nous atteignons lorsque la nuit tombe ou qu’il se met à pleuvoir).
Nous décidons de les y accompagner et Roch et Bertille s’éclatent un temps avec les autres enfants.
Dîner…
Roch refuse d’aller au lit et émet, en pure perte, tellement de décibels qu’il faut installer Bertille dans le lit d’appoint situé dans la chambre de ses parents pour qu’elle puisse échapper au bruit.
Préparation des bibs et des vêtements du lendemain afin d’être à l’heure pour le rendez-vous avec Annette.
La matinée n’est marquée par aucun évènement particulier.
La sieste est très longue, la balade au parc est rapide, afin de nous permettre d’être de retour pour 16h30, heure à partir de laquelle Annette est susceptible de passer pour nous faire signer des papiers.
Passage d’Annette à 17h, pour signer devant notaire procurations et autorisation de sortie du territoire. A la lecture, il apparaît qu’il faut corriger quelques erreurs et que les papiers ne seront pas signés le soir-même. Les enfants se cachent, et au bout de 5mn, Bertille dit « Ciao » à Annette (petite preuve du fait qu’elle est bien dans son cocon familial). Rendez-vous est pris avec Annette pour le lendemain matin 09h00 afin de passer chez le notaire.
Courses (à l’Unicentro, on est pas des originaux), et achat d’un petit jeu pour chacun des enfants (jeu éducatif pour Roch qui en a besoin, babiole - un petit ventilateur qui permet de faire des bulles de savon - pour Bertille qui ne comprendrait pas que son petit frère ait un cadeau et pas elle).
Greg accompagne Bertille dans le patio afin qu’elle teste sa nouvelle merveille, Pascale les rejoints après avoir mis le dîner à cuire, et Roch essaye d’attraper les bulles que fait sa sœur. Deux couples d’Italiens, clients de l’hôtel, avec rejetons manifestement d’origine sud-américaine traversent le patio, et leurs filles trouvent génial le jouet de Bertille, qui accepte sans rechigner le moins du monde de le leur prêter (elle est comme ça tout le temps, générosité et gentillesse, elle veut être parfaite). Les parents nous apprennent alors qu’ils vont au parc… de l’hôtel !!! (15 à 20 mn de marche pour rejoindre celui que nous atteignons lorsque la nuit tombe ou qu’il se met à pleuvoir).
Nous décidons de les y accompagner et Roch et Bertille s’éclatent un temps avec les autres enfants.
Dîner…
Roch refuse d’aller au lit et émet, en pure perte, tellement de décibels qu’il faut installer Bertille dans le lit d’appoint situé dans la chambre de ses parents pour qu’elle puisse échapper au bruit.
Préparation des bibs et des vêtements du lendemain afin d’être à l’heure pour le rendez-vous avec Annette.
Où il est question d'un premier resto et d'une paire de lunettes noires
Mercredi 29 août :
Réveil de bonne heure, à 07h00 (bon d’accord c’est pas tôt, mais en vacances on a pas l’habitude), à l’initiative de Roch. Greg se précipite pour lui préparer son bib, et tente (en vain) de mettre le moins de poudre sur le plan de travail ; les cuillères sont véritablement beaucoup trop larges par rapport au col des biberons. Roch manifeste bruyamment son désir de manger vite. Ca y est, bib rempli, secoué, micro-ondé (pas trop chaud), mais les délais ont été beaucoup trop long, le petit déj’ ne peut attendre ; Roch, à peine en possession de son repas, entreprend de dévisser la tétine, et contre toute attente (crainte), réussit, et boit son petit déjeuner au goulot, ça va nettement plus vite.
Parce qu’ils sont (essayent d’être) de bons parents, Pasc et Greg décident d’emmener leurs bout d’choux au parc, mais préfèrent éviter leur mésaventure de la veille, et optent pour une sortie matinale. Poussant poussette (que les Colombiens appellent « Coche » - prononcer « cotché » - alors que ce terme désigne en Espagne une voiture, connue ici sous le nom de « Caro » et qsui se prononce comme ça s’écrit, en oubliant pas de rouler le « r ») et portant petit schtroumf (ils ont eu le nez creux, Bertille est effectivement fana pour se faire trimbaler), ils arrivent au parc et s’apprêtent à laisser les enfants se défouler, sons quelques gouttelettes de pluie qui se transforment rapidement en un véritable déluge. En un tour de main, Bertille se trouve protégée sous la capote et sous le film plastique ad hoc tandis que Greg, Pasc et Roch s’abritent sous un grand parapluie et tout ce petit monde part en quête d’un refuge qu’ils trouve dans un restaurant proche (Yanouba, à l’angle de la calle 122 et de la carrera 18, super accueil, chaise haute, coloriage et crayons pour faire patienter les enfants, menu kids…). Bertille adore, Roch aussi, au début…S’il ne maîtrise ni la langue de Voltaire ni celle de Cervantes, il se fait rapidement comprendre.
Après le déjeuner, la pluie a cessé, mais les agrées du parc sont trempées ; balade et lèche vitrine, jusqu’à tomber sur un opticien spécialisé dans les montures pour enfants.
FLASH BACK : mardi, en fin de matinée, rentrant de course, nous arborons tous les 4 une paire de lunettes noires, ce qui vaut à Roch de recueillir de grands sourires de chaque passant croisé ; c’est vrai qu’il est vraiment craquant avec ses lunettes rouges toutes rondes sur sa petite gueule d’amour (on peut l’écrire, il le sait et en abuse). Mais 50m avant d’arriver à l’hôtel, beaucoup moins de sourires ; et constatation en passant devant la réception : plus de lunettes sur le petit nez. Les recherches lancées sur le champ demeurent vaines en dépit des moyens déployés et sont arrêtées avant la nuit.
Une halte s’impose donc chez l’opticien sus évoqué, le soleil de Bogota, lorsqu’il est là, étant assez performant (peut-être du fait de l’altitude, nous sommes à 2600m d’altitude ainsi qu’il a été écrit précédemment, ou de la proximité de l’équateur). L’opticienne, en l’occurrence, nous apprend que seuls les étrangers, dont nous sommes, protègent les yeux de leurs enfants des rayons ardents, et émet l’hypothèse que les Colombiens sont peut-être arrêtés par les prix (de 40 à 60€). Afin d’éviter une nouvelle perte, un cordon élastique est acquis pour les nouvelles lunettes).
Retour hôtel, bain, dîner, dents, prières, dodo. Sauf que Roch a décidé qu’il n’irait pas au lit et braille à gorge déployée. Il s’endort finalement au bout d’une heure, à plat ventre sur le torse de son père allongé (qui recommande d’essayer, il y a peu de chose plus agréables que de sentir son bébé s’endormir sur soi).
Réveil de bonne heure, à 07h00 (bon d’accord c’est pas tôt, mais en vacances on a pas l’habitude), à l’initiative de Roch. Greg se précipite pour lui préparer son bib, et tente (en vain) de mettre le moins de poudre sur le plan de travail ; les cuillères sont véritablement beaucoup trop larges par rapport au col des biberons. Roch manifeste bruyamment son désir de manger vite. Ca y est, bib rempli, secoué, micro-ondé (pas trop chaud), mais les délais ont été beaucoup trop long, le petit déj’ ne peut attendre ; Roch, à peine en possession de son repas, entreprend de dévisser la tétine, et contre toute attente (crainte), réussit, et boit son petit déjeuner au goulot, ça va nettement plus vite.
Parce qu’ils sont (essayent d’être) de bons parents, Pasc et Greg décident d’emmener leurs bout d’choux au parc, mais préfèrent éviter leur mésaventure de la veille, et optent pour une sortie matinale. Poussant poussette (que les Colombiens appellent « Coche » - prononcer « cotché » - alors que ce terme désigne en Espagne une voiture, connue ici sous le nom de « Caro » et qsui se prononce comme ça s’écrit, en oubliant pas de rouler le « r ») et portant petit schtroumf (ils ont eu le nez creux, Bertille est effectivement fana pour se faire trimbaler), ils arrivent au parc et s’apprêtent à laisser les enfants se défouler, sons quelques gouttelettes de pluie qui se transforment rapidement en un véritable déluge. En un tour de main, Bertille se trouve protégée sous la capote et sous le film plastique ad hoc tandis que Greg, Pasc et Roch s’abritent sous un grand parapluie et tout ce petit monde part en quête d’un refuge qu’ils trouve dans un restaurant proche (Yanouba, à l’angle de la calle 122 et de la carrera 18, super accueil, chaise haute, coloriage et crayons pour faire patienter les enfants, menu kids…). Bertille adore, Roch aussi, au début…S’il ne maîtrise ni la langue de Voltaire ni celle de Cervantes, il se fait rapidement comprendre.
Après le déjeuner, la pluie a cessé, mais les agrées du parc sont trempées ; balade et lèche vitrine, jusqu’à tomber sur un opticien spécialisé dans les montures pour enfants.
FLASH BACK : mardi, en fin de matinée, rentrant de course, nous arborons tous les 4 une paire de lunettes noires, ce qui vaut à Roch de recueillir de grands sourires de chaque passant croisé ; c’est vrai qu’il est vraiment craquant avec ses lunettes rouges toutes rondes sur sa petite gueule d’amour (on peut l’écrire, il le sait et en abuse). Mais 50m avant d’arriver à l’hôtel, beaucoup moins de sourires ; et constatation en passant devant la réception : plus de lunettes sur le petit nez. Les recherches lancées sur le champ demeurent vaines en dépit des moyens déployés et sont arrêtées avant la nuit.
Une halte s’impose donc chez l’opticien sus évoqué, le soleil de Bogota, lorsqu’il est là, étant assez performant (peut-être du fait de l’altitude, nous sommes à 2600m d’altitude ainsi qu’il a été écrit précédemment, ou de la proximité de l’équateur). L’opticienne, en l’occurrence, nous apprend que seuls les étrangers, dont nous sommes, protègent les yeux de leurs enfants des rayons ardents, et émet l’hypothèse que les Colombiens sont peut-être arrêtés par les prix (de 40 à 60€). Afin d’éviter une nouvelle perte, un cordon élastique est acquis pour les nouvelles lunettes).
Retour hôtel, bain, dîner, dents, prières, dodo. Sauf que Roch a décidé qu’il n’irait pas au lit et braille à gorge déployée. Il s’endort finalement au bout d’une heure, à plat ventre sur le torse de son père allongé (qui recommande d’essayer, il y a peu de chose plus agréables que de sentir son bébé s’endormir sur soi).
jeudi 6 septembre 2007
Première journée en famille
Mardi 28 août :
Réveil en douceur, tant pour les parents que pour les enfants, pas surpris. 1 bib de chocolat chacun (parce que c’est super sympa de le faire, et plus facile aussi), toasts beurre-marmelade (mure et ananas) pour Bertille, qui lèche la marmelade et le beurre avant de s’intéresser au pain.
Roch est toujours malade, mais rien ne le laisse supposer à part le contenu de sa couche (nous nous ferons la réflexion, quelque jours plus tard, en discutant avec d’autres parents adoptants, que le niveau de nos conversations a diminué d’un cran par rapport à celui de notre vie d’avant, en partageant nos avis sur la résistance et le pouvoir d’absorption de tel ou tel modèle, « non, pas celles là, ça déborde…").
Première sortie au parc dans l’après-midi, à dache. Bilan nous arrivons alors que la nuit s’installe, et nous devons faire court, justement parce que la nuit s’installe, et que les rues de Bogota bruissent incessamment des cris des gens qu’on enlève ou qu’on assassine.
Non c’est pas vrai, le quartier est sûr, il y a un policier à chaque carrefour et des gardes privés devant pratiquement chaque immeuble ou magasin important.
Bertille scotche ses parents en se lançant seule sur le pasa manos, une échelle horizontale à 2 m du sol, et progresse, suspendue d’un barreau à un autre.
Roch se contente de se faire hisser en haut du toboggan et laisse faire Newton. Une petite vidéo histoire d’immortaliser le moment, et retour à l’hôtel.
Réveil en douceur, tant pour les parents que pour les enfants, pas surpris. 1 bib de chocolat chacun (parce que c’est super sympa de le faire, et plus facile aussi), toasts beurre-marmelade (mure et ananas) pour Bertille, qui lèche la marmelade et le beurre avant de s’intéresser au pain.
Roch est toujours malade, mais rien ne le laisse supposer à part le contenu de sa couche (nous nous ferons la réflexion, quelque jours plus tard, en discutant avec d’autres parents adoptants, que le niveau de nos conversations a diminué d’un cran par rapport à celui de notre vie d’avant, en partageant nos avis sur la résistance et le pouvoir d’absorption de tel ou tel modèle, « non, pas celles là, ça déborde…").
Non c’est pas vrai, le quartier est sûr, il y a un policier à chaque carrefour et des gardes privés devant pratiquement chaque immeuble ou magasin important.
Bertille scotche ses parents en se lançant seule sur le pasa manos, une échelle horizontale à 2 m du sol, et progresse, suspendue d’un barreau à un autre.
Roch se contente de se faire hisser en haut du toboggan et laisse faire Newton. Une petite vidéo histoire d’immortaliser le moment, et retour à l’hôtel.
Douche, dîner (durant lequel Roch nous fait comprendre que se faire pouponner, ça va 5mn, mais que c'est pas tout ça, il a la dale, et que s'il mange tout seul, et presque proprement, ça va plus vite), dents, prière, dodo, super facile, mais parents au bout du rouleau en fin de journée.
Lundi 27 août suite :
Retour à Plenitud
Officiellement, les enfants ont mangé à FANA avant la remise, mais ils ont très faim en arrivant à l’hôtel ; bib pour Roch, pain, yaourt à la mûre pour Bertille, qui s’en met partout et doit changer de toilette pour la première fois.
Bertille découvre ses fringues dans son placard avec sa maman, elle est très contente et se change 45 fois.
Départ pour des courses à l’Unicentro : nous louons une voiture caddie pour notre Bertille, enchantée ; Roch se révèle très lourd à porter et nous faisons l’achat d’une poussette. C’était prévu, mais nous pensions prendre un premier prix, quitte à éventuellement la laisser sur place lors du départ, mais finalement nous nous disons que Bertille s’y trouvera parfois bien et qu’il faut donc prendre un modèle qui tienne la route. Un superbe modèle nous tendant ses cannes, nous mettons Roch dedans et poursuivons nos emplettes. Bertille est vraiment très grande, et nous faisons un passage par des boutiques de fringues pour enfants ; Pascale lui fait entre autre essayer un très beau manteau, mais elle s’en fiche, et se montre plus intéressée par sa voiture qui l’attend à l’entrée du magasin. Le pantalon qu’elle porte étant, pour le coup, un peu trop large, nous lui achetons une ceinture, rose comme il se doit.
La découverte d’un grand magasin, la foule, le bruit, rien ne semble les étonner ou les déranger, et nous avons l’impression que cela fait quelques piges que nous sommes ensembles, alors que cela ne fait que 4 ou 5 heures.
Retour à l’hôtel, caresse à la chienne sable, douche, dîner, prière, dodo, tout se passe comme sur des roulettes ; peut-être que leur journée a été elle aussi un peu longue et que même s’ils ne l’on pas trop montré ils ont eu eux aussi quelques émotions, et qu’ils sont très fatigués. Parents crevés aussi, mais contents. Vraiment crevés, au point de se coucher sans dîner.
En fait si, un petit verre de vin rouge, histoire de fêter ça.
Retour à Plenitud
Officiellement, les enfants ont mangé à FANA avant la remise, mais ils ont très faim en arrivant à l’hôtel ; bib pour Roch, pain, yaourt à la mûre pour Bertille, qui s’en met partout et doit changer de toilette pour la première fois.
Bertille découvre ses fringues dans son placard avec sa maman, elle est très contente et se change 45 fois.
Départ pour des courses à l’Unicentro : nous louons une voiture caddie pour notre Bertille, enchantée ; Roch se révèle très lourd à porter et nous faisons l’achat d’une poussette. C’était prévu, mais nous pensions prendre un premier prix, quitte à éventuellement la laisser sur place lors du départ, mais finalement nous nous disons que Bertille s’y trouvera parfois bien et qu’il faut donc prendre un modèle qui tienne la route. Un superbe modèle nous tendant ses cannes, nous mettons Roch dedans et poursuivons nos emplettes. Bertille est vraiment très grande, et nous faisons un passage par des boutiques de fringues pour enfants ; Pascale lui fait entre autre essayer un très beau manteau, mais elle s’en fiche, et se montre plus intéressée par sa voiture qui l’attend à l’entrée du magasin. Le pantalon qu’elle porte étant, pour le coup, un peu trop large, nous lui achetons une ceinture, rose comme il se doit.
La découverte d’un grand magasin, la foule, le bruit, rien ne semble les étonner ou les déranger, et nous avons l’impression que cela fait quelques piges que nous sommes ensembles, alors que cela ne fait que 4 ou 5 heures.
Retour à l’hôtel, caresse à la chienne sable, douche, dîner, prière, dodo, tout se passe comme sur des roulettes ; peut-être que leur journée a été elle aussi un peu longue et que même s’ils ne l’on pas trop montré ils ont eu eux aussi quelques émotions, et qu’ils sont très fatigués. Parents crevés aussi, mais contents. Vraiment crevés, au point de se coucher sans dîner.
En fait si, un petit verre de vin rouge, histoire de fêter ça.
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